Grosse prise de la part de l’Unité d’intervention rapide (UIR), hier à Namontana. Forts de renseignements émanant d’une personne de bonne volonté, ses éléments ont patrouillé dans la zone et ont surpris 19 individus dont des mineurs, en train de fumer de l’herbe. Ils ont également saisi une centaine de paquets de cannabis et un talkie-walkie.
D’après la police, le groupe de toxicomanes fumait de l’herbe dans un endroit ombragé de Namontana, avant de se disperser pour détrousser et commettre des attaques. Telle une bande bien organisée, les 19 suspects âgés de 15 à 56 ans, utilisaient des talkies-walkies pour permettre à leur guetteur de donner l’alerte si des policiers rôdaient dans les parages. Sauf que, hier vers 9h, leur plan n’a pas fonctionné, grâce aux stratégies élaborées par l’UIR.
Un informateur fiable a alerté les policiers en patrouille à Anosibe et Namontana. Ces derniers ont alors bouclé avec précaution la zone indiquée, pour ne laisser personne s’échapper lors de l’intervention proprement dite. Et voilà qu’ils ont surpris la vingtaine d’hommes (ou presque) en train de planer avec 143 paquets de cannabis et un talkie-walkie. Cela suggère en tout cas que le guetteur qui tenait l’autre appareil ne fait pas partie des suspects arrêtés.
Les concernaient habitent à Ikianja, Anosizato, Mandrangobato II, Ankadimbahoaka, Madera, Anosibe, Anosipatrana, Angarangarana, Ambohibary Sambaina et Namontana, mais se donnent rendez-vous sur place. L’UIR les a remis à la Sûreté urbaine d’Antananarivo pour la suite de l’enquête. Le démantèlement de cette bande de toxicomanes devrait en tout cas contribuer à freiner un tant soit peu le phénomène de banditisme dans la capitale. Cette fois en effet, la prise ne concernait pas les trafiquants mais les consommateurs, c’est-à-dire les acteurs directs de l’insécurité.
LR





