Des jets de pierres, plusieurs étudiants blessés et une fermeture d’urgence. La contestation de la répartition des logements universitaires a dégénéré hier à l’Université Nord d’Antsiranana (UNA). Face à l’escalade de violences, les autorités ont décidé de fermer l’établissement ainsi que les centres de recherche de la ville.
Le campus s’embrase. Le désaccord sur l’attribution des chambres a dégénéré en affrontements entre étudiants, plongeant l’Université d’Antsiranana dans une situation particulièrement tendue. A l’origine de la crise, la répartition des logements entre les associations estudiantines. Sur les quinze associations présentes au sein de l’université, deux contestent les modalités de partage, estimant que les différences d’effectifs ne sont pas suffisamment prises en compte.
Elles réclament une distribution plus équitable des chambres. Les associations Tesomia et Sava-U, qui regroupent des étudiants originaires de la Sofia et de la Sava, ont notamment exprimé leur désaccord et appelé les autorités universitaires à revoir la situation.
La contestation a pris une tournure violente au fil de la journée. Des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux font état de jets de pierres et d’affrontements dans les passages entre les bâtiments du campus. Les tensions se sont intensifiées dans l’après-midi, malgré l’arrivée des forces de l’ordre, selon les informations relayées sur place.
Des blessés et une fermeture d’urgence
Plusieurs étudiants auraient été blessés au cours des affrontements. Deux étudiants de l’Ecole normale supérieure pour l’enseignement technique (ENSET) auraient notamment perdu connaissance après avoir été atteints par des pierres alors qu’ils se trouvaient dans une salle de cours. Ils auraient ensuite été évacués vers un établissement hospitalier local.
Face aux troubles, l’Organe mixte de conception (OMC) et les responsables de l’Université d’Antsiranana ont décidé de fermer d’urgence l’établissement ainsi que les centres de recherche de la ville. Les déplacements à l’intérieur de l’enceinte universitaire sont également interdits, particulièrement durant la nuit. Cette mesure vise à prévenir de nouveaux incidents, alors que les tensions restent vives.
Fahranarison





