L’implantation de la FIFA Arena de Madagascar franchit une nouvelle étape. Au lendemain de l’inauguration du Centre technique national de Carion, les représentants de la FIFA et de la Fédération malagasy de football (FMF) se sont retrouvés hier à l’EPP Ambohibary d’Ampangabe, dans la commune d’Ambohidratrimo, pour la réception officielle de cette infrastructure de proximité destinée à démocratiser davantage la pratique du football de base.
Autour de la délégation de la FIFA conduite par Gelson Fernandes, directeur régional pour l’Afrique et les Caraïbes et vice-directeur des associations membres, figuraient également Karishma Inayat, Fatou Binetou Ba Ndiaye, Ghezal Reda et Sanda Rasoamahenina, tous engagés dans le déploiement du programme FIFA Arena à travers le continent.
À l’issue de la cérémonie, Johnny Rakotoarisoa, vice-président de la FMF et député d’Ambohidratrimo, est revenu sur les contours de ce projet qui s’inscrit dans la politique de développement des infrastructures de proximité prônée par l’instance mondiale.
Le dirigeant a expliqué que le projet n’était pas initialement destiné à Ampangabe. Le premier choix de la FIFA s’était porté sur Ambohitrimanjaka, mais les contraintes techniques relevées lors des études préalables ont conduit à un repositionnement stratégique.
«Le projet était initialement prévu à Ambohitrimanjaka. Toutefois, le site n’avait pas satisfait aux exigences techniques imposées par la FIFA, conduisant les responsables à réorienter leur choix vers Ampangabe», a rappelé Johnny Rakotoarisoa.
Au-delà des impératifs techniques, ce changement répond également à une logique de maillage territorial. La FMF entend en effet éviter une concentration excessive des équipements sportifs dans les mêmes zones afin de favoriser un accès plus équitable à la pratique du football.
Selon le vice-président de la FMF, plusieurs terrains synthétiques ont déjà vu le jour dans les secteurs de Mahitsy, d’Avaradrano et d’Ambohidratrimo. L’installation de cette FIFA Arena dans la partie sud de l’Ikopa permet ainsi de rééquilibrer la carte des infrastructures et d’élargir le bassin de détection des jeunes talents.
La question de la durabilité figure également au cœur du projet. Conscient que l’entretien et l’exploitation des infrastructures constituent souvent le principal défi après les inaugurations, Johnny Rakotoarisoa a précisé que la gestion du terrain sera assurée dans le cadre d’une gouvernance partagée entre la FMF, la commune et la direction de l’établissement scolaire bénéficiaire.
Dans la même dynamique, le responsable fédéral a annoncé un renforcement prochain des équipements avec l’arrivée de six projecteurs destinés à améliorer l’éclairage du site. Un investissement supplémentaire qui permettra d’élargir les plages d’utilisation du terrain et d’optimiser son rendement, notamment pour les activités scolaires, les entraînements et les rencontres organisées en soirée.
Naisa





