Comesa: Madagascar défend ses intérêts commerciaux à Harare

A l’occasion du 25e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du Comesa, tenu le 22 octobre à Harare (Zimbabwe), Madagascar a plaidé pour la levée des obstacles non tarifaires qui entravent les échanges régionaux. Le gouvernement malgache entend ainsi optimiser la défense de ses intérêts économiques au sein du marché commun.

Représentant le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, la ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, a porté les préoccupations de la Grande Ile devant les dirigeants du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa). Elle a notamment dénoncé les barrières non tarifaires qui complexifient l’accès des entreprises malgaches aux marchés régionaux.
Pour Madagascar, l’enjeu est avant tout économique. Son insularité et sa dépendance au transport maritime constituent déjà des contraintes importantes aux échanges commerciaux. A ces difficultés s’ajoutent les procédures administratives, les exigences réglementaires et les délais susceptibles d’alourdir les coûts des opérations d’importation et d’exportation qui affectent particulièrement les petites et moyennes entreprises, dont les capacités financières et logistiques restent limitées.

Des préoccupations partagées
La position malgache rejoint les préoccupations de nombreux acteurs régionaux. Le 20 octobre, à l’ouverture du Forum des entreprises du Comesa, le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a également appelé à la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires. Il a souligné la nécessité de renforcer les échanges, les investissements et la coopération entre les secteurs public et privé, au sein de cet espace économique de quelque 680 millions d’habitants.
Les discussions de Harare interviennent alors que l’or­ganisation redéfinit ses priorités. En effet, le lancement du Plan stratégique à moyen terme 2026-2030 a marqué ce Sommet, avec l’objectif de renforcer l’intégration économique, la connectivité des infrastructures et le développement des chaînes de valeur régionales.
Pour Madagascar, ces orientations présentent un intérêt particulier : la réduction des obstacles commerciaux, l’amélioration des liaisons de transport et la simplification des procédures pourraient contribuer au renforcement de la compétitivité de ses entreprises sur les marchés africains.
Dans la foulée, la délégation malgache a pris part, le 21 octobre, à la réunion des ministres des Affaires étrangères du Comesa. Les discussions y ont ciblé la sécurité des routes maritimes, la hausse des coûts de transport, l’approvisionnement énergétique et les risques climatiques auxquels les Etats insulaires sont particulièrement exposés.

Tivo Rasam

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