Huit mois après une visite qui avait marqué les esprits, le colonel Michaël Randrianirina est de retour à Moscou.
L’avion de la délégation malgache s’est posé hier après-midi à l’aéroport de Vnukovo. Le président de la Refondation participe dès ce jour au Sommet Russie-Afrique, avec à son programme un nouvel entretien bilatéral avec Vladimir Poutine.
Ce retour n’est pas anodin. Il s’inscrit dans la continuité directe de la rencontre du 19 février au Grand Palais du Kremlin, première sortie hors d’Afrique du dirigeant malgache après sa prise de pouvoir en octobre 2025.
A l’époque, le ton avait été donné. Le président russe avait qualifié Madagascar de “partenaire important” en Afrique, listant comme axes de coopération “l’agriculture, l’exploration géologique, l’énergie, la médecine, la santé et l’éducation”. Michaël Randrianirina, arrivé à bord d’un avion affrété par la Russie, avait de son côté affirmé que son pays traversait une “période difficile” et qu’il comptait sur le soutien russe pour “passer à un nouveau niveau”.
Cette visite de février avait été suivie d’effets concrets et rapides : livraison d’équipements militaires, envoi d’instructeurs russes à Ivato pour des formations sur les drones et le matériel, et renforcement visible des réseaux liés à Moscou sur l’île.
Depuis, le colonel Randrianirina a multiplié les jeux d’équilibres : Paris le 24 février pour rencontrer Emmanuel Macron, puis Pretoria, Abu Dhabi, Le Caire ou encore New York pour l’AG de l’ONU. Mais le cap russe reste affirmé, avec même l’annonce en janvier d’une volonté d’adhérer aux Brics en tant que partenaire.
Pour ce second voyage, l’agenda est plus large. Outre l’entretien prévu avec Vladimir Poutine, la Présidence annonce des rencontres avec des opérateurs économiques russes et des visites de sites stratégiques, l’objectif officiel étant de “chercher des partenariats mutuellement bénéfiques pour le peuple malgache” et de renforcer la coordination entre Madagascar et les autres nations africaines présentes au Sommet.
N.A





