On est encore au mois d’octobre, mais pour certains professionnels, comme les commerçants, c’est le moment de penser, s’il n’est pas déjà trop tard, à ce qu’on va vendre pendant les fêtes de fin d’année. En effet, il est déjà tard pour ceux dont les produits qu’ils vont proposer à cette période sont importés.
Dans cette situation, il fallait tenir compte de plusieurs facteurs. Parmi ceux-ci on peut citer le délai de fabrication, le délai de livraison … . Si le transport s’effectue par voie maritime, il fallait passer les commandes plusieurs mois à
l’avance pour être assuré que les produits arriveront au bon moment.
Beaucoup de commerces ont connu bien des déconfitures en négligeant ces facteurs. Certains se sont retrouvés en surstocks car les commandes n’ont été livrées qu’après les fêtes de fin d’année. C’est une situation bien fâcheuse dans la mesure où il sera difficile d’écouler ces stocks.
De même, des commandes effectuées au bon moment réduisent les risques de rupture de stocks du fournisseur. Il faut toujours se mettre en tête qu’on n’est pas le seul client du fabricant. A moins qu’il n’existe un contrat d’exclusivité. Ce qui est plutôt bien rare.
Dans ce type de commerce, on suit toujours le principe : « Premiers arrivés, premiers servis », quoique la quantité demandée influe également sur les relations entre le fournisseur et le client. Bien souvent, le fournisseur ou le fabricant accorde beaucoup plus d’importance aux commandes volumineuses.
Et de ce point de vue, il va sans dire que les commandes venant d’un pays comme Madagascar ne peuvent pas rivaliser avec celles de certains pays, en termes de quantité. Dans ces conditions, on se satisfera des produits non pris par les gros clients, donc de qualité moindre.
C’est pourquoi, on peut se dire que ceux dont les produits peuvent être fournis sur place ont de gros avantages tel qu’un délai de transport réduit, un suivi permanent de la commande, … . Bien sûr, il faut toujours tenir compte du légendaire retard des fournisseurs (ou fabricants) locaux.
Mais avant toute chose, la première question qui se pose est : Qu’est- ce qu’on va vendre pendant cette période ? Pouvoir répondre à cette question est primordiale car elle déterminera par la suite le volume d’affaires à venir. On ne peut pas proposer n’importe quoi aux clients.
Pour cela, il faut connaître ses besoins, ses goûts du moment, ses moyens et ses priorités … Ce qui n’est jamais facile à identifier tellement les clients sont différents les uns des autres et bien souvent versatiles. Mais qu’on le veuille ou non, il faut s’y faire parce que, comme toujours, le client est roi.
Ranaivo Lala Honoré





