Au total, 407 plaintes et signalements de cas de fraudes académiques, ont été reçus au cours de la première année de mise en œuvre de l’« Hetsika Fosika », selon le chef de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres), Barbin Ramahefasoa, hier à Fiadanana.
Cette initiative a été mise en place, en collaboration avec le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), afin d’assainir et d’améliorer le secteur de l’enseignement supérieur, face à la prolifération des faux diplômes, aux irrégularités dans les recrutements, l’ouverture de filières sans autorisation ou encore aux violences et dysfonctionnements internes. L’objectif consiste ainsi à rétablir la transparence, responsabiliser chaque institution et restaurer la confiance dans les établissements supérieurs.
Parmi ces plaintes et signalements, une centaine portant sur des irrégularités dans la conception de programmes de formation, ont été corrigées par le ministère de tutelle. 265 dossiers ont été traités par la Cellule anti-corruption (CAC) au sein du Mesupres, si 27 ont été transmis au Bianco. Par ailleurs, 15 plaintes supplémentaires ont été reçues par la suite.
Selon toujours le Mesupres, les plaintes concernent des faux diplômes à partir de Licence, Master et Doctorat. Les mesures à prendre dépendront donc de l’issue de l’enquête et des procédures judiciaires. Toutefois, des mesures de suspension pourront être appliquées immédiatement à l’encontre des contrevenants si des irrégularités graves sont constatées au sein de l’établissement d’enseignement. Parmi les sanctions disciplinaires prévues, la révocation ou l’annulation d’un diplôme, en fonction des circonstances particulières et des dispositions légales en vigueur.
Et le Mesupres a noté que les citoyens sont invités à fournir des éléments de preuve lors du dépôt de leurs plaintes et à suivre l’intégralité de la procédure jusqu’à son terme, afin que les mesures appropriées puissent être prises.
Sera R.





