Concertation nationale: le FFKM promet “un processus sans échec”

Le comité de pilotage du Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes à Madagascar (FFKM) a présenté, hier, au palais d’Iavoloha, l’état d’avancement des préparatifs de la Concertation nationale au président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina. Les consultations préliminaires étant achevées, les prochaines étapes prévoient des descentes dans les districts et les fokontany durant les mois de novembre et décembre.

A l’issue de cette rencontre, Ahmad Joseph, membre du comité de pilotage du FFKM, a assuré que les conditions étaient réunies pour mener à bien cette démarche. « Le FFKM est prêt et l’État l’est également. Nous vous assurons que cette concertation nationale doit aboutir et qu’il n’y aura pas d’échec », a-t-il déclaré. Il a précisé que les premières consultations avaient déjà permis de recueillir les propositions des représentants et des personnes appelées à porter la voix des habitants au niveau des fokontany.

Descente sur le terrain

La prochaine phase sera consacrée aux échanges directs avec les populations dans les districts. Des rencontres avec les préfets sont également prévues. Le comité de pilotage ambitionne de couvrir la moitié des districts avant la fin de l’année. A terme, les 19.400 fokontany devraient être concernés par cette démarche, afin de recueillir les préoccupations des ci­toyens sur l’avenir du pays.
Au cours de l’audience à Iavoloha, le chef de l’Etat a également pris connaissance des difficultés soulevées par le FFKM. Selon Ahmad Joseph, celles-ci seront transmises aux responsables gouvernementaux concernés en vue de rechercher des solutions. Le projet de document de référence et la feuille de route encadrant les travaux sont déjà en cours d’élaboration.
Le FFKM entend faire de cette concertation un moyen de s’attaquer aux problèmes structurels du pays et de restaurer la confiance. L’objectif est également de mettre en place des mécanismes susceptibles de prévenir la répétition des crises politiques au cours des neuf à dix prochaines années. « Il ne faut pas précipiter les choses. Tout doit être préparé et organisé », a insisté le représentant du FFKM.

S.A.

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