La 111e édition du Café-histoire, prévue ce samedi au Musée de la Photographie de Madagascar, à Anjohy, mettra à l’honneur Clarisse Ratsifandrihamanana, à l’occasion du centenaire de sa naissance. La rencontre sera animée par l’académicien Harilala Ranjatohery.
Le choix de l’intervenant donne une dimension particulière à cette rencontre. Selon le témoignage de Harilala Ranjatohery, sa rencontre avec Clarisse Ratsifandrihamanana remonte à 1983. Alors qu’il venait de perdre sa mère, l’écrivaine est devenue pour lui une seconde figure maternelle. Leur relation s’est construite au fil de visites régulières à son domicile d’Ambohitrakely, ponctuées de longues discussions autour de la littérature et de la langue malgache. Ces échanges ont profondément marqué son parcours et lui ont permis de bénéficier des enseignements de cette femme de lettres, tant sur le plan littéraire qu’humain.
Née le 5 décembre 1926 à Fenoarivo Atsinanana et décédée en 1987, Clarisse Ratsifandrihamanana aurait fêté ses 100 ans cette année. Ce centenaire a donné lieu à plusieurs initiatives de valorisation de son patrimoine littéraire, notamment une exposition rétrospective ouverte au public du 13 avril au 8 mai 2026, au Trano Sary d’Ambohidahy ainsi que des projets de réédition de ses œuvres.
Femme de plume prolifique, elle a signé plus d’une trentaine d’ouvrages, dont des romans, des nouvelles, des essais et des recueils de poésie. Parmi ses œuvres les plus connues figurent Ny Zanako, Lavakombarika et Salohy. Défenseuse de la langue malgache, elle en a fait un véritable instrument de création littéraire et d’expression identitaire.
Joachin Michaël





