Perspectives sur la profession d’avocat: refonte de la loi régissant le métier

Le colloque international intitulé « Perspectives de la profession d’avocat : Vision 2050 » s’est tenu, hier, dans les locaux du ministère des Affaires étrangères à Anosy. Le ministre de la Justice, Benjamin Rakotomandimby, a ouvert officiellement l’événement.

Dans son allocution, le ministre a exprimé la disposition et la vo­lonté de son institution à échanger sur les modernisations de la profession, proposées dans l’intérêt de la justice et des justiciables. Il a souligné que l’Etat, sous
l’égide du président de la République, continue d’apporter des améliorations qui impactent également la profession d’avocat. Le ministre a lancé un appel au Barreau de Madagascar et aux avocats pour unir leurs forces dans la lutte contre la corruption, un fléau qui touche tous les corps participant à l’œuvre de justice. Face au nombre croissant de doléances concernant les agissements de certains avocats, le ministre espère que ce colloque sera une opportunité pour réfléchir et débattre sur les moyens d’éradiquer les pratiques contraires à la loi et au règlement intérieur du barreau, afin de restaurer la confiance des justiciables et du public à l’égard de la profession.

Objectifs du colloque
Selon Alain Raondry, bâtonnier, les objectifs de ce colloque international in­cluent la refonte de la loi régissant la profession d’avocat, datant d’il y a 25 ans et est considérée comme obsolète. La modernisation de cette loi vise à améliorer l’exercice quotidien de la profession, en appliquant efficacement les lois en vigueur. Des échanges et des partages avec les participants, tant des professionnels de droit européens que malgaches, sont prévus ainsi pour le bénéfice de la population, de la société et de chaque citoyen.

Honoraires
Le bâtonnier a également abordé le sujet des honoraires des avocats, souvent perçus comme élevés. Cepen­dant, il a expliqué que si l’on considère la durée des procédures judiciaires, qui peuvent s’étendre sur plusieurs années, le paiement des honoraires est en réalité moindre. Pour faciliter l’accès à leurs services, les avocats optent désormais pour un paiement échelonné, compte tenu des difficultés financières des Malgaches. Malgré le coût, le bâtonnier invite les justiciables à se confier à ces professionnels de droit, ayant effectué huit années d’études après le baccalauréat avant de devenir avocat. Engager un avocat est essentiel pour obtenir justice ou faire valoir un droit, car ces professionnels connaissent les principes de droit et sont liés par un règlement, contrairement aux rabatteurs ou usurpateurs qui peuvent escroquer.

F.M

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