N4G Paris 2025: engagement renforcé de Madagascar pour la souveraineté alimentaire

Le sommet international « Nutrition for Growth (N4G) », qui s’est tenu à Paris les 27 et 28 mars, a permis à Madagascar d’affirmer son engagement dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. La communauté internationale a annoncé une enveloppe de 27,55 milliards de dollars US pour financer des projets alimentaires à travers le monde.

Parmi les principaux contributeurs figurent l’Union européenne (6,5 milliards d’euros), la Banque mondiale (5 milliards de dollars US) et la Banque africaine de développement (9,5 mil­liards de dollars US). La Fran­ce, via l’Agence française de développement (AFD), allouera 750 millions d’euros à des projets d’aide alimentaire et sociale. Le secteur privé et d’autres donateurs s’engagent également à allouer jusqu’à 2 milliards de dollars US pour l’année à venir. L’objec­tif est de réduire les pertes économiques liées à l’insécurité alimentaire, estimées à 41.000 milliards de dollars US sur la prochaine décennie.
Lors de l’événement, Ma­da­gascar a réaffirmé sa stratégie de souveraineté alimentaire. La délégation malgache, représentée par la secrétaire d’Etat en charge de la Souve­raineté alimentaire, Tahian’ Ny Avo Razanama­hefa, le ministre de l’Agricul­ture et de l’élevage, Sergio François Hajarison et le ministre de la Santé publique, le Pr Zely Randriamanan­tany, a participé aux discussions internationales sur la nutrition et le dé­veloppement durable.

Renforcement de
la production locale

Lors d’un événement parallèle organisé à la Maison de la Culture du Japon à Paris, Tahian’Ny Avo Razanama­hefa a défendu la vision de Madagascar. Elle a rappelé que la souveraineté alimentaire ne se limite pas à la production agricole, mais repose aussi sur une gestion efficace des ressources et une distribution équitable. « Ma­da­gascar s’engage à garantir à chaque citoyen un accès durable à une alimentation de qualité », a-t-elle affirmé.
Pour atteindre cet objectif, le pays mise sur le renforcement de la production locale et la réduction de la dépendance aux importations. La culture de produits à forte valeur nutritive, comme la patate douce et les haricots enrichis en fer, figure parmi les priorités. Le développement des banques alimentaires figure aussi parmi les initiatives adoptées pour assurer un stockage optimal et une distribution efficace aux populations vulnérables. L’éducation nutritionnelle figure également dans cette stratégie. L’intégration des cantines scolaires basées sur les produits locaux vise à améliorer la nutrition des enfants et à promouvoir les circuits courts.
Ce sommet a rassemblé 127 délégations de plusieurs pays, à l’instar de la France, les Etats-Unis, l’Indonésie et le Nigeria. La coopération internationale reste cruciale pour faire face aux défis ali­mentaires mondiaux. Madagascar poursuivra son plaidoyer dans les futurs panels dédiés à la nutrition et au développement durable.

Arh.

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