Depuis longtemps, Madagascar entretient des relations solides et fructueuses avec plusieurs pays d’Asie, qui s’affirment aujourd’hui comme des partenaires incontournables pour le développement socio-économique de la Grande île. Cette coopération multiforme s’appuie sur une série d’accords récents avec des nations telles que la Chine, Israël, les Emirats arabes unis, l’Inde et l’Indonésie. Les Emirats arabes unis, situés dans la péninsule Arabique, figurent parmi les partenaires les plus dynamiques. Une importante délégation malgache, conduite par le président Andry Rajoelina, est actuellement engagée dans des négociations pour attirer les investisseurs émiratis.
L’intérêt mutuel pour des opportunités d’affaires prometteuses est dans le cœur du débat. De même, Israël, pays asiatique du Proche-Orient, vient de signer un partenariat avec Madagascar pour la création d’un Agropole de 10.000 hectares. Un protocole d’accord a été signé en mars entre le Centre national pour la bonne gouvernance de New Delhi (NCGG) et Madagascar via l’Ecole nationale d’administration de Madagascar (Enam) pour renforcer les capacités de 250 fonctionnaires sur trois ans. La première vague s’est déjà envolée en début de semaine. L’Inde, à travers des accords signés lors de rencontres de haut niveau en 2024, s’engage à investir 100 millions de dollars pour renforcer la défense des côtes. Et la Chine demeure le premier partenaire commercial de Madagascar. En 2023, durant les dix premiers mois, le volume des échanges commerciaux entre la Grande île et le pays de Mao a atteint 1,4 milliard de dollars. Cette alliance avec l’Asie s’inscrit dans une stratégie globale de Madagascar à tirer parti de sa position géographique stratégique et de ses affinités culturelles, notamment linguistiques et historiques, avec certains pays asiatiques. Ce rapprochement ouvre des perspectives florissantes dans des secteurs clés tels que l’économie bleue, l’agriculture, les infrastructures, la technologie et la gouvernance, contribuant ainsi à l’émergence et à la résilience économique de la Grande île.
F.M




