Projet minier: Base Toliara renforce le dialogue avec les communautés locales 

Base Toliara multiplie les rencontres avec les habitants de la région Atsimo Andrefana, notamment dans les communes d’Ankilima­linike et de Tsianisiha. Il s’agit pour la compagnie minière de mieux expliquer son projet d’exploitation d’ilménite et instaurer un climat de confiance. À travers ces échanges réguliers, l’entreprise veut clarifier ses intentions, détailler les retombées attendues et répondre aux préoccupations locales.

A Tsiafanoky, les représentants de Base Toliara, accompagnés de responsables de l’État et de divers services techniques, ont rencontré les villageois. Les discussions ont porté sur la nature des travaux à venir, les études en cours et les retombées du projet. Pour les autorités, cette communication ouverte vise à éviter toute désinformation. « Le soutien de la population est essentiel pour la transition vers la phase d’exploitation», a rappelé le secrétaire général de la région Atsimo Andrefana, Mosa Romain.
Les habitants, de leur côté, affirment leur adhésion. Ferdinand, un notable local, souligne : « Nous comprenons maintenant ce projet. Comme à Taolagnaro avec QMM, nous espérons des bénéfices ». Le versement des compensations foncières res­te une priorité pour la population, qui attend leur con­crétisation avec confiance.

Dialogues permanents
La concertation se poursuit dans les fokontany voisins, comme à Beravy Haut, où les échanges se sont déroulés en présence des autorités régionales et locales. Le directeur adjoint aux Relations communautaires de Base Toliara, André Resambany, a réaffirmé l’engagement de l’entreprise à informer sur les futures études géotechniques, environnementales et sociales. Là encore, les villageois ont exprimé leur appui. Ils insistent une fois encore sur les compensations foncières.
Dans la localité de Tsianisiha, plusieurs figures locales ont partagé leur changement de perception. Remosa, ancien membre d’une association opposée au projet, déclare aujourd’hui son soutien, convaincu par les bénéfices sociaux et sanitaires présentés. De son côté, Delicia, présidente d’une association de femmes, espère voir le développement promis se concrétiser par des actions concrètes comme l’accès à l’eau potable ou les travaux Himo.
Même à Ankilimalinike, fief des opposants, les esprits évoluent. « Les gens suivaient l’opposition par ignorance. Ce n’est plus le cas aujourd’hui », confie André Resambany. Les habitants réclament la poursuite des aides sociales et des formations professionnelles.

Arh.

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