Combattre l’insécurité

Face à la montée de l’insécurité qui s’installe à la nuit tombée dans la Capitale, on côtoie la mort au quotidien, non pas par choix, loin de là, d’ailleurs notre métier de journaliste ne devrait pas forcément être en première ligne. Mais quand une violence brutale perpétrée par des assaillants notoires munis de sabres tranchants, sur un couple à bord d’un scooter à 1h du matin, se déroule sous nos yeux, notre conscience morale nous dicte d’y faire face, au sens propre du terme, par des actes, même si on risque notre vie, pour sauver celle des autres.
Sans entrer dans les détails, mais ce matin-là, grâce à l’intervention courageuse de notre confrère, Benja Razanamparany, soutenu par notre chauffeur Fidèle R, le couple a réussi à s’échapper de ce guet-apens, qu’il ne risque pas d’oublier de sitôt, sans se donner pour autant la peine d’alerter les Forces de l’ordre. En revanche, notre collègue a été gravement blessé, suite à cet acte héroïque. « Le problème de l’insécurité est grave… », a-t-il posté sur sa page, en relatant les faits comme il sait le faire.
En cette période de fêtes nocturnes, à l’occasion de la célébration du retour de l’Indépendance de Madagascar, l’insécurité guette les noctambules inconscients du danger qui s’aventurent dans les zones « rouges », déconseillées, qui plus est, à bord de deux roues, l’objet de convoitise des bandits de grand chemin en ce moment. Tapis dans l’ombre et profitant du manque de présence policière, ils sont prêts à bondir sur leurs victimes, pour les dépouiller et déterminés à faire couler le sang en cas de résistance.
C’est clair que ces 7 bandits voulaient s’emparer de la moto du couple, une proie facile pour eux. Mais notre confrère s’est interposé au péril de sa vie pour porter assistance à deux personnes en danger. Et comme l’insécurité est l’affaire de tous, il faut la combattre à la racine.

Andry Rabeson

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