L’intoxication alimentaire a gagné du terrain à la veille de la Fête nationale et du 65e anniversaire de l’Armée. D’Antananarivo à Ambositra en passant par Toamasina et Mahajanga et maintenant, la ville de Toliara en est aussi concernée. Un homme ayant mangé de la mortadelle a perdu la vie et un autre qui l’accompagnait, a été hospitalisé. L’Organe mixte de conception (OMC) de la cité du Soleil a déjà pris les mesures nécessaires.
Un formateur de profession a perdu la vie, avant-hier matin dans un hôpital privé, après avoir mangé de la mortadelle achetée dans une grande surface de Toliara-ville. Un étudiant qui mangeait la charcuterie avec lui, a été évacué au Centre hospitalier universitaire Tanambao Mitsinjo après avoir présenté des symptômes d’intoxication alimentaire. Il a par la suite été envoyé au service de réanimation pour une prise en charge accrue dont les frais sont assurés par l’Etat.
Alertés, l’OMC a tenu une réunion d’urgence et décidé de saisir toutes les mortadelles vendues dans ladite boutique. En outre, une enquête est ouverte pour déterminer les causes exactes de ce drame. Toujours dans la journée d’avant-hier, les responsables locaux, entre autres les membres de l’OMC conduits par le préfet de la région Atsimo Andrefana, accompagnés du vice-président de l’Assemblée nationale pour la province de Toliara, ainsi que les directeurs régionaux de la Santé publique et du commerce, ont rendu visite au malade encore hospitalisé.
Une famille décimée
Quant à l’empoisonnement collectif à Ambohimalaza, le 16 juin, le bilan du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona à Ampefiloha n’a connu aucune évolution après la sortie d’un patient, avant-hier à 13h. Jusqu’à hier à 19h, il n’y a eu ni mort ni sortie d’hôpital recensé. Ceci étant, le bilan de cet hôpital fait état de 21 morts, 12 patients ayant pu rentrer chez eux et 19 encore en cours de soin.
Du reste pour le cas de la toxico-infection alimentaire collective à Antsaropy Ambositra, dimanche, le gouverneur de la région Amoron’i Mania a décidé de suspendre les feux d’artifice et autres festivités, le 25 juin, en signe de solidarité envers les familles endeuillées. Parmi les faits marquants, les corps du communiant, ses parents, son oncle et sa tante, ont fait l’objet d’une veillée funèbre dans une même maison. Leur enterrement s’est effectué hier. Tous les cinq faisaient partie des 12 victimes de la Tiac lors d’une fête de communion.
LR




