Approvisionnement en carburant: l’Etat rassure sur les stocks et accélère la distribution

Face aux inquiétudes des usagers sur une pénurie de carburant, les autorités ont tenu à rassurer, lors d’un point de presse mercredi, que « le pays dispose actuellement de stocks suffisants de carburant ». Elles ont annoncé des mesures, pour assurer la continuité de l’approvisionnement sur l’ensemble du territoire.

En date du 25 juin, plus de 104 millions de litres de gasoil sont disponibles dans tout le pays, dont 73 millions entreposés à Toamasina. Dans les autres dépôts régionaux, 30 mil­lions de litres de gasoil y sont stockés. 23 millions de litres de super carburants sont aussi disponibles, dont 15,9 millions de litres déposés à Toamasina et 6,6 millions de litres dans les autres dépôts hors-An­tananarivo.
« Le dernier pétrolier a accosté le 12 juin, le prochain est attendu entre le 6 et le 10 juillet et les importations se poursuivent normalement », a assuré le ministre de l’Ener­gie, Olivier Jean-Baptiste lors d’une rencontre avec la presse à Ampandrianomby.
En outre, il a expliqué que « le principal défi réside plutôt ailleurs, en particulier dans la vitesse de distribution vers les Hautes Terres, notamment Antananarivo, Antsirabe et Fianarantsoa, où la consommation augmente en cette période de vacances ».
Récemment, le gouvernement s’est réuni avec les compagnies pétrolières, la Logistique Pétrolière (LP SA) et les transporteurs de carburants, pour renforcer les transferts dits « massifs » entre les ports et les dépôts de l’intérieur.
Contrôles renforcés
Parmi les décisions prises, « pour sécuriser et accélérer les livraisons, la gendarmerie escorte les camions-citernes sur la RN2 ». Et les horaires d’ouverture des dépôts de Toamasina et de Toliara sont étendus, y compris les jours fériés, pour permettre le chargement continu des camions et wagons.

Les autorités affirment « suivre la situation de près ». L’Office malgache des hy­dro­carbures (OMH) multiplie les contrôles sur le terrain, pour identifier les stations en difficulté et assurer un suivi des flux. Sur le front social, « le conflit avec les transporteurs, qui réclamaient une revalorisation de leur rémunération, a été réglé après plusieurs réunions, y compris au plus haut niveau de l’Etat », a assuré le ministre.
Concernant le contexte international, les responsables restent vigilants. La récente flambée du prix du baril liée à la crise Israël-Iran, a été suivie d’un léger repli, grâce à une trêve temporaire. « Le marché reste très volatil, mais Madagascar ne subit pas d’impact immédiat », a indiqué le ministère. Le mécanisme d’ajustement au­to­matique des prix, en vigueur depuis plusieurs mois, permet de maintenir une certaine stabilité. D’ail­leurs, l’approvisionnement est assuré par OQ Trading, société omanaise, qui n’est pas concernée par les tensions géopolitiques du détroit d’Hormuz.

Arh.

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