Les communautés et les structures de santé du district d’Ikongo sont actuellement confrontées à une flambée du paludisme. Selon le communiqué de Médecins sans frontières (MSF) d’hier, « depuis mi-mai, MSF soutient les autorités sanitaires dans une réponse d’urgence déployée afin de freiner la progression de la maladie et renforcer l’accès aux soins ».
Selon MSF, l’intervention a été déclenchée à la suite de plusieurs alertes communautaires. Et dès le premier jour, une exploration conjointe menée avec le ministère de la Santé publique a permis d’identifier les zones prioritaires et d’évaluer les capacités de réponse sur place.
«En trente-cinq jours d’activités, les équipes ont assuré 5.141 consultations à travers des cliniques mobiles déployées dans les zones les plus affectées. Sur 4.361 personnes testées, plus de 3.567 cas positifs ont été diagnostiqués, confirmant la gravité de la situation», a indiqué le MSF, soit 82% des cas consultés.
Actuellement, cinq équipes mobiles, composées du personnel MSF et du ministère de la Santé, sont déployées dans plusieurs communes du district, particulièrement à Ambatofotsy, puis dans le Nord et le Sud.
Au-delà des soins curatifs apportés dans les zones enclavées, MSF appuie également les centres de santé de base (CSB) dans la gestion des cas. En coordination avec les autorités sanitaires, les équipes assurent le référencement des patients nécessitant une prise en charge hospitalière, tout en approvisionnant les cliniques mobiles en intrants médicaux essentiels, dans un contexte de tension persistante sur les stocks.
Des actions de prévention sont également en cours de préparation, pour renforcer la protection des populations les plus vulnérables. On prévoit également la distribution de manière ciblée de moustiquaires imprégnées aux patients testés positifs au paludisme (TDR+) âgés de moins de 15 ans, ainsi qu’aux femmes enceintes et allaitantes, lors des consultations.
Sera R.




