Le Championnat du monde Fim Junior 2025 s’annonce à couper le souffle, les 5 et 6 juillet, dans les catégories 65cc, 85cc et 125cc sur le circuit de Romagné (France). Parmi les prétendants au sacre, Jeremy Rakotoarimanana, qui s’élance pour la première fois sous une licence nationale.
Samedi, la délégation malgache a mis le cap sur l’Hexagone. Cette fois, Jeremy Rakotoarimanana sur une KTM 125 SX, floquée du numéro 50, porte l’espoir de toute une nation. Et il n’a rien d’un novice. Ce jeune pilote a déjà gravé son nom dans les annales du MX malgache, collectionnant les titres de champion de Madagascar en 2015, 2017, 2020 et 2023 dans sa catégorie.
En 2024, Jeremy Rakotoarimanana fait trembler le continent en décrochant le titre de champion d’Afrique MXOAN en 125cc, partageant le podium avec l’étoile montante, Sincère Leung Yen. Malgré les blessures, une luxation de la clavicule, une fracture de la cheville et une entorse, il a toujours su rebondir. Depuis des semaines, il s’entraîne sans relâche, enchaînant les tours chronométrés et les simulations de manches de 25 minutes pour mieux affûter ses armes.
Connu pour son tracé technique, le circuit de Romagné, qu’il a déjà dompté en février, ne lui fait pas peur. Ce sera son terrain de jeu, sous le regard expert de son coach Julien Duhamel qui l’accompagnera lors d’un stage préparatif juste avant l’épreuve.
Derrière Jeremy, une équipe soudée. Ses frères Randy, champion MX1 Enduro 2022, et Aaron lui ont transmis la passion du MX, dès son plus jeune âge. Son père Tovo Rakotoarimanana et son coach Solofoniaina Razafindrakotohasina, également préparateur physique, constituent un soutien de taille.
A leurs côtés, Dadou Razafindrakotohasina, ancien président de la FMAM, apporte son expérience. Sans oublier les sponsors, à savoir Just Ride, Just Rent, Funbike, CT Motors, Vision Acacia, Madauto, qui ont cru en Jeremy, capable de viser les étoiles.
Pour la Grande Île, cette participation n’est pas une grande première. En 2011 à Cingoli, en Italie, puis en 2014 à Lierneux, en Belgique, des pilotes malgaches étaient déjà sous le feu des projecteurs dans l’arène mondiale, mais sous des bannières étrangères.
Rude bataille Le week-end de compétition s’annonce électrique. Le 5 juillet, les pilotes des trois catégories 65cc (Coupe du Monde), 85cc et 125cc (Championnat du monde), s’élanceront pour les essais libres, suivis des chronos et des manches qualificatives. Sur les 92 concurrents, seuls 42 décrocheront les tickets pour les finales. Jeremy, l’un des quatre amateurs face à une meute de pros, vise une place dans le Top 40, pour accéder à la journée décisive du dimanche. Ce jour-là, après un warm-up matinal, deux manches finales de 20 à 30 minutes plus deux tours détermineront le classement général, basé sur les points cumulés.
En 125cc, la bataille s’annonce rude. Jeremy croisera le fer avec des pointures comme Niccolo Alvisi, leader de l’EMX125, le Français Mano Faure, qui évoluera à domicile, ou encore le Néerlandais, Dani Heitink. Des espoirs comme Cole McCullough, Jekabs Kubulins et Jarne Bervoets, sans oublier les Américains Brady Olson et Tristan Prueitt, promettent de faire des étincelles. Une mention spéciale pour Levi Townley, champion 85cc en titre, qui passe en 125cc, et Raycin Kyler, première pilote féminine à représenter les États-Unis dans l’histoire du Mondial Junior.
Naisa




