FMF: coup de sifflet sur les rumeurs contre son président

Dans un climat où les passions s’enflamment aussi vite qu’un feu de brousse, la demi-finale de la World Cola Pureplay Football League entre Elgeco Plus et Mama FC a fait couler beaucoup d’encre.

Ce match, disputé sous haute tension, a été marqué par des incidents qui ont poussé Alfred Randriamanampisoa, président de la Fédération malgache de football (FMF), à sortir de l’ombre pour rétablir la vérité. Face aux accusations portées par le journaliste Romain Molina et d’autres voix critiques, la FMF a publié un communiqué, daté du 30 juin, qui remet les pendules à l’heure et éclaire les événements sous un jour nouveau.
Le match, qui devait être une célébration du football malgache, a viré au vinaigre. Des provocations, des altercations et même des violences ont éclaté sur la pelouse, transformant le terrain en un véritable champ de bataille. Alfred Randriamanampisoa, présent dans les tribunes, n’a pas hésité à descendre sur le terrain. Non pas pour jeter de l’huile sur le feu, comme certains l’ont suggéré, mais pour jouer son rôle de «Ray amandreny», une figure paternelle qui veille sur la grande famille du football malgache. Selon le communiqué, son intervention visait à calmer les esprits et à séparer les joueurs, alors que la situation menaçait de dégénérer en affrontement physique.
Mais ce geste, empreint de bonne volonté, a été mal interprété. Pris dans la mê­lée, le président s’est retrouvé au cœur des bousculades, et certains ont même tenté de s’en prendre à lui. Loin de l’image d’un dirigeant partial ou provocateur, peinte par ses détracteurs, Alfred Randria­ma­nam­pisoa a agi avec l’intention de ramener l’ordre et de protéger l’esprit du jeu. Le communiqué de la FMF est catégorique : ces accusations sont le fruit de ceux qui, tapis dans l’ombre, cherchent à freiner le développement du football malgache. Une attaque qui, selon la fédération, ne repose sur rien d’autre que des interprétations biaisées.
Ce n’est pas la première fois que le président de la FMF se retrouve dans le collimateur. Pourtant, il continue d’incarner ce rôle de guide bienveillant, refusant de céder aux sirènes de la division. Le communiqué insiste sur ce point : Alfred Randriamanampisoa ne fait pas de favoritisme. Il soutient tous les clubs, tous les joueurs, tous les acteurs du football, avec un seul objectif en tête : hisser le football malgache vers de nouveaux sommets. Cette vision, loin des querelles partisanes, rappelle que le football est avant tout une force d’unité. Comme le souligne la FMF en conclusion, « le football est fait pour unir et réconcilier, et non pour diviser ».
Cette demi-finale, malgré ses dérapages, ne doit pas occulter le travail de fond réalisé par la fédération. Les critiques, portées par Romain Molina et d’autres, semblent vouloir jeter un voile sombre sur les efforts d’un homme et d’une institution qui cherchent à faire avancer les choses. À l’heure où le football malgache aspire à briller sur la scène régionale, voire internationale, ces polémiques ressemblent à des vents contraires qui ralentissent la marche en avant. Reste à espérer que cette tempête passagère ne détournera pas les regards de l’essentiel : le ballon rond, celui qui rassemble et fait vibrer les cœurs à Mada­gascar.

Rakoto

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