« Le conseil d’administration du FMI a achevé les deuxièmes revues de la facilité élargie de crédit (FEC) et de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) en faveur de la République de Madagascar, avec un décaissement immédiat de 77,392 millions de DTS (environ 107 millions de dollars) », indique le FMI dans un communiqué officiel publié sur son site web le 3 juillet. Le ministère malgache de l’Economie et des Finances a confirmé cette information, hier.
Le FMI indique une performance positive de l’économie de Madagascar dans le cadre de la FEC et de la FRD. L’institution financière internationale souligne que le pays avance dans ses engagements.
Parmi les mesures saluées, « l’adoption d’un plan de redressement » de la société nationale d’électricité et d’eau, la Jirama. Ce programme doit assainir la gestion et améliorer la fourniture en énergie. Le FMI note également la poursuite de l’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants. Ces réformes visent à libérer des ressources budgétaires, pour financer des projets de développement prioritaires.
Cependant, l’organisation met en garde contre plusieurs menaces. Les épisodes climatiques extrêmes fragilisent déjà l’économie. La baisse de l’aide publique au développement complique davantage la situation financière du pays. S’y ajoutent les nouveaux droits de douane imposés par les Etats-Unis, qui pourraient peser lourd sur les exportations malgaches.
« Les chocs climatiques récents, la réduction de l’aide publique au développement (APD) et la hausse des droits de douane américains risquent d’être coûteux pour Madagascar ; ils constituent un signal d’alarme », prévient le FMI. Ces facteurs combinés rappellent la nécessité de renforcer la résilience de l’économie et de diversifier les sources de financement.
Arh.




