L’angoisse s’intensifie à Madagascar alors que le nombre de victimes liées à une série d’intoxications alimentaires ou d’empoisonnement, ne cesse de croître. Que ce soit dans la capitale ou dans la ville d’Ambositra, l’inquiétude gagne du terrain, alimentée par une augmentation alarmante du nombre de décès. Les patients hospitalisés vivent dans la peur, confrontés à un mystère persistant : les résultats des analyses envoyées à l’étranger n’ont toujours pas été communiqués. Désormais, une grande partie des citoyens redoute de consommer des aliments, avec la sombre impression que le danger est omniprésent. La transparence sur l’évolution de l’enquête et la publication des résultats d’analyse sont indispensables pour retracer la chaîne de contamination et rassurer les citoyens. La population attend avec impatience des éclaircissements.
Face à cette situation, même le président de l’Assemblée nationale, Justin Tokely, a pris la parole pour dénoncer les cas d’intoxication alimentaire qui touchent plusieurs régions de la Grande île. Il a appelé le gouvernement à mobiliser tous les moyens nécessaires pour faire toute la lumière sur cette affaire. Les autorités ont une obligation claire d’informer régulièrement sur l’avancée de l’enquête afin de rassurer la population. En l’absence de communication officielle, rumeurs et désinformation prennent le dessus et alimentent davantage la panique. Hier encore, la société civile a publié une déclaration sur son site officiel, interpellant les autorités compétentes à fournir des détails précis sur cette série d’intoxications alimentaires à travers le pays. Il invite l’exécutif à apporter des éclaircissements pour éviter que la population ne soit induite en erreur par de fausses informations ou des affirmations gratuites. Sur les réseaux sociaux, des noms d’huiles, de types de beignets et d’autres aliments sont pointés du doigt d’être à l’origine de ces intoxications mortelles, créant ainsi une panique générale, et menaçant la survie des commerçants.
F.M




