Ils ont sorti le grand jeu, à la fois palpitant et spectaculaire à plus d’un titre. Yves Cédrick Rakotoarisoa et Lova Satamandimby Rakotoarisoa, Tiana Laurens Razanadrakoto, connu sous le sobriquet de « Tonnerre », ont mis dans le mille au Mondial la Marseillaise à pétanque. Une victoire magistrale et une véritable démonstration de force à la hauteur de leur réputation. Dorénavant, ils sont les boulistes à battre sur le boulodrome de la Marseillaise. Non seulement ils ont remporté le titre avec panache, mais sont également les premiers boulistes étrangers à triompher sur la plus haute marche du podium de cette affiche, pour la première fois en 65 ans.
C’est un sacré retour en force de Madagascar, privé de compétitions internationales pendant des années. Il suffit de voir les boulistes malgaches à l’œuvre, pour constater qu’ils n’ont pas perdu la main. Ils sont exacts au rendez-vous. Ce n’est pas pour rien qu’on surnomme Tiana Laurens Razanadrakoto, « Tonnerre » qui ne rate jamais ses cibles. Et ce n’est pas la bande à Quintais, des vieux loups de la pétanque française, qui va dire le contraire.
Les boulistes nationaux ont bousculé la hiérarchie française. Ils ont battu les légendes qui ont joué leur va-tout et essayé de faire parler leur expérience, pour renverser la vapeur. Mais quand la machine malgache est lancée, comme un coup de « Tonnerre », on ne peut plus l’arrêter. Leurs adversaires n’ont aucune chance de gagner, même les plus coriaces et redoutés.
Sûrement, on va encore entendre parler d’eux, notamment lors de la finale de la Passion Pétanque Française Tour (PPF), prévue se disputer au début de l’année 2026, rassemblant les élites mondiales. Une belle occasion de prouver encore que Madagascar est de retour et que Tonnerre et consorts, sont nés pour gagner et remporter une victoire d’anthologie.
Andry Rabeson




