Faire le bon choix

Alors que la sordide affaire d’Ambohima­laza ayant coûté la vie à 29 personnes à l’occasion d’une célébration d’anniversaire n’a pas encore connu son verdict final et focalise toujours l’opinion publi­que, voilà que de nouveaux cas d’intoxication alimentaire viennent d’être déclarés à Toa­ma­sina.
Ironie du sort, cette fois-ci, ce sont huit étudiants de l’Institut de formation interrégional des paramédicaux de Toamasina qui en ont fait les frais. Ils ont été atteints d’une Toxi-infection alimentaire collective (Tiac) après avoir mangé des salades de légumes. La série d’intoxication alimentaire n’est donc pas encore terminée.
Il est heureux, cette fois-ci, que l’incident ne fut pas fatal. Toutes les victimes ont survécu. Ce n’est pas le premier incident du genre dans le Grand port. On y a déjà enregistré une Tiac à peu près à la même période que le drame d’Ambohi­malaza.
Ce dernier incident prouve une fois de plus, la nécessité d’informer la population sur les dangers que représente la consommation d’aliments toxiques. Hier à Andoha­ranofotsy, la Commune a organisé une rencontre avec tous ceux qui interviennent dans la restauration de tous genres (res­taurateur, gargotiers…).
Bien évidemment, l’objet de cette réunion était de conscientiser tous les intervenants, sur les séries d’intoxication alimentaire qui se manifestent dans de nombreuses régions de Madagascar. En effet, il y en a eu bien des cas du Nord au Sud, qu’à l’Ouest ou à l’Est du pays.
Ils doivent bien comprendre que leur responsabilité est engagée à travers l’offre d’aliments cuits à leurs clients res­pectifs. Et que pour cela, il faut un minimum de salubrité dans la préparation, le transport, la vente de tous les aliments qu’ils proposent.
Il faut reconnaître que, dans beaucoup de cas, les mesures de salubrité ne sont pas toujours respectées. Cela se voit surtout au niveau des street food où les aliments ne bénéficient d’aucune protection (vitrine…). Ce type de commerce est à interdire si les règles ne sont pas respectées.
La démarche de la Commune d’Andohara­nofotsy est un bel exemple qui doit être appliquée au niveau de toutes les collectivités décentralisées par les responsables concernés (santé publique, commerce et consommation…). Et cela doit être fait le plus souvent possible et non pas une seule fois.
Quoi qu’il en soit, il faut aussi se dire que les consommateurs ont également leur part de res­ponsabilité. Ce sont eux les premiers concernés. Pour eux, l’essentiel est de bien choisir où manger et ce qu’on va manger. Ainsi, il importe de faire le bon choix.

­Aimé Andrianina

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