Face aux récentes violences à Tsiafanoke et Benetse, la commune d’Ankilimalinike renforce sa stratégie en matière de sécurité communautaire. Le dimanche 20 juillet, sous l’égide du Préfet de Toliara et de l’OMC, la population locale et les autorités ont officialisé la création de « Voromahery », une milice citoyenne chargée de veiller à la paix et à la sécurité, en étroite collaboration avec les forces de l’ordre.
Cette initiative, née d’une volonté collective de mettre fin aux actes de banditisme qui freinent le développement local, marque un tournant historique pour la commune. «Tous les hommes majeurs seront recensés pour participer à la sécurisation de leurs fokontany», a affirmé le Colonel Randrianasolo Lova Hervé, commandant de la Gendarmerie de Toliara. Selon lui, la paix est une responsabilité partagée et indispensable au progrès.
Le Préfet Aubin Thierry Ratovelo a approuvé l’engagement volontaire des «Voromahery», et souligne que cette approche sera progressivement étendue aux communes voisines. «Ce jour est historique pour Ankilimalinike. Grâce au fokonolona, nous instaurons une paix durable. L’État sera aux côtés des Voromahery pour soutenir leur action», a-t-il assuré.
Tradition
Le président de l’organisation, Tendrisoa, a réaffirmé la détermination de ses membres à protéger les projets de développement et à s’opposer aux actes de sabotage. Une cérémonie traditionnelle “Titike”, scellant symboliquement cet engagement, a rassemblé les 13 fokontany autour de l’abattage d’un bœuf.
Deux jours plus tard, le 22 juillet, une première opération de ratissage a mobilisé 55 agents des forces de l’ordre et 200 Voromahery au site minier de Base Toliara. Les équipes, réparties en trois groupes, ont ciblé la forêt de Tsilo, identifiée comme une cache des bandits. Si les suspects ont réussi à fuir avant l’arrivée des forces, l’opération a permis de collecter des renseignements clés pour les prochaines interventions.
Déterminée à restaurer un climat de sécurité propice au développement, Ankilimalinike entend poursuivre ces opérations conjointes. L’union entre forces de l’ordre et population pourrait ainsi devenir un modèle de paix communautaire pour toute la région Atsimo-Andrefana.
Arh.




