La matinée d’hier a visiblement été un jour funeste pour les détrousseurs au couteau. De Toamasina à Antananarivo, les policiers en tenue civile ont réussi à mettre hors d’état de nuire ces hors-la-loi ayant terrorisé les habitants pendant longtemps. Tel était notamment le cas pour deux bandits opérant aux 67 Ha et Ankasina, lesquels n’ont pas eu la chance de se fondre dans la nature comme un de leurs acolytes qui a profité de l’obscurité pour disparaître lors de cette intervention policière.
Les éléments de la Compagnie urbaine d’intervention (CUI) et de l’Unité d’intervention rapide (UIR) du commissariat central d’Antananarivo ont pris en filature ces bandes de malfaiteurs depuis longtemps, certains membres ayant été abattus ou capturés vivants ces derniers temps. Ceux qui ont réussi à passer entre les mailles du filet des limiers ont pourtant continué leurs méfaits en changeant constamment de zone et d’heure de forfait.
Sauf qu’hier au petit matin, les trois hommes ont rencontré les policiers en civil à Ankasina et n’ont pas hésité à brandir leurs armes blanches pour menacer leurs vis-à-vis. Les hommes de la CUI et de l’UIR s’étant déjà préparés à cette rencontre musclée, ont dégainé leurs armes à feu et tiré sur le trio. Les suspects ont tenté de résister en utilisant leurs aptitudes au maniement de sabre, jusqu’à ce que deux d’entre eux soient tombés sous les balles de la police.
Cette intervention de la police est survenue, un mois et trois jours après l’attaque au couteau ayant failli coûter la vie à l’un de nos collègues de travail, dans la matinée du 21 juin entre le rond-point d’Ankazomanga et le rond-point d’Ankasina.
Alors si les deux bandits tués hier faisaient partie de la bande ayant commis le forfait du mois passé, ce
n’était que partie remise.
LR




