Le drame d’Ambohimalaza et la série d’intoxications alimentaires à travers le pays, dont le botulisme mortel d’Ambositra, continuent de défrayer la chronique plus d’un mois après. Les deux cas sont les plus cités, vu le nombre de morts à regretter, en l’occurrence une trentaine, soit plus des 50% de la soixantaine de convives pour Ambohimalaza et 19 sur 24 patients, plus de 80% pour Ambositra. Beaucoup d’observateurs y voient une certaine similitude et les considèrent comme un même phénomène. Sauf qu’ils s’y trompent sur toute la ligne.
Un journaliste local a publié le 23 juin au soir, soit une journée après la fête de première communion à Ambositra, qu’il y a avait des personnes envoyées à l’hôpital, sans savoir le nombre exact. Or pour le cas d’Ambohimalaza, un mort a déjà été recensé dans la soirée même de l’anniversaire, le 14 juin. Ce qui revient à dire qu’il y avait un certain laps de temps entre l’effet du botulisme d’Ambositra et celui de l’empoisonnement d’Ambohimalaza.
Les familles des victimes d’Ambohimalaza ont répété à maintes reprises que certains de leurs proches ayant succombé, n’ont pas consommé de donut, désigné comme principal vecteur du poison. De leur côté, les autorités n’ont pas exclu non plus l’existence de la substance toxique dans d’autres mets servis durant cette fête. Seulement, le fait que le donut fasse partie des aliments empoisonnés, balaye d’un revers de main l’hypothèse du botulisme, suivant les explications du ministre de la Santé.
Enfin, pourquoi vérifier une fois de plus l’hypothèse d’un botulisme en envoyant des échantillons dans des laboratoires spécialisés exclusivement au test d’existence de toxine botulique, si les premières analyses l’ont déjà réfutée ? Les deux cas à Ambohimalaza et Ambositra sont bien différents malgré leur similitude au premier regard, alors à deux problèmes distincts deux solutions séparées.
Rakoto




