Selon le rapporteur général de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Soava Andriamarotafika, la Ceni a reçu un total de 331 propositions en réponse à son appel lancé aux acteurs électoraux et parties prenantes dans le cadre de sa vision de réforme électorale. Ces suggestions seront prochainement consolidées et présentées à tous les acteurs lors d’une prochaine assemblée.
«Actuellement, la Ceni est à pied d’œuvre pour l’analyse approfondie desdites propositions pour en faire une synthèse cohérente afin d’améliorer le cadre juridique électoral», a expliqué Soava Andriamarotafika.
La date limite initiale pour la réception des suggestions était fixée au 20 juillet mais, en raison des nombreuses demandes et contributions, elle a été repoussée au 25 juillet, renchérit-t-il. Il est important de préciser que les médias ont également été sollicités pour contribuer à ce processus. Plusieurs thématiques ont été abordées dans les propositions, notamment le cadre juridique électoral (lois, rôle de la Ceni), la planification et l’organisation (budgétisation, calendrier électoral),
la formation et l’éducation civique, l’enrôlement des électeurs (avec un accent sur le rôle des chefs de Fokontany), la campagne électorale et le déroulement du scrutin, la vérification des résultats, ainsi que les opérations post-électorales (audit financier des candidats, archivage).
Rappelons que ce processus s’appuie sur la loi n°2015-020 relative à la Ceni, qui dispose en son article 61 que, «si des modifications législatives sont nécessaires après un cycle électoral, le président de la commission doit formuler ses recommandations dans un rapport soumis au gouvernement et à l’Assemblée nationale».
Plus encore, une auto-évaluation à mi-parcours du cycle électoral 2021-2024, menée lors d’un atelier interne, permettra de déterminer la nécessité d’une réforme en prenant en compte les propositions reçues. A l’issue de cet atelier, un document stratégique sera élaboré, lequel constituera un outil essentiel pour consolider les acquis démocratiques et affiner la réforme du cadre juridique des élections.
F.M




