Le communiqué de l’Aviation civile de Madagascar (ACM), réfutant catégoriquement toute implication dans l’octroi de certificat d’immatriculation de cinq Boeing 777 à destination d’Iran, a provoqué une onde de choc au sein de l’Exécutif. A peine publiée, l’info a été relayée par les médias internationaux, suscitant des réactions de toutes parts. C’est un scandale d’une ampleur pas seulement nationale, mais surtout mondiale.
La crédibilité de l’ACM faisant récemment l’objet d’un audit, est remise en cause et par ricochet celle de l’Etat malgache censé savoir que l’Iran est sous sanctions internationales, suite à son programme nucléaire, ses violations des droits de l’homme et son soutien à des groupes régionaux. Pour dire que « collaborer » avec ce pays serait mal vu et risque fort de s’attirer les foudres de la communauté internationale. Depuis 2018, les Etats-Unis interdisent la vente de Boeing à Téhéran. Ce contexte devrait faire réfléchir à deux fois, avant de franchir la ligne rouge.
Et comme il fallait s’y attendre, les détracteurs du régime s’enflamment pour pointer du doigt l’Exécutif et accusent même le président de la République, d’être à l’origine de cette affaire, relative à l’octroi de certificat d’immatriculation, permettant à ces Boeing d’atterrir en Iran. Nouveau délire de l’opposition.
Certes l’ACM a délivré un certificat d’immatriculation provisoire à ces Boeing, valable jusqu’au 17 avril 2025, dans le cadre de leur maintenance au Kenya. Et visiblement, elle n’était pas au courant que ces avions ont changé de cap à destination d’Iran jusqu’à ce que le « Journal de l’aviation » a révélé que cinq Boeing immatriculés à Madagascar se trouvent en Iran. A y voir de près, les documents initiaux délivrés par l’ACM, ont été falsifiés car la durée de validité de ces certificats d’immatriculation est prolongée jusqu’au 12 juillet 2025.L’ACM dénonce même un faux et usage de faux et engage dans ce sens des actions en justice.
Des arrestations ont déjà eu lieu. Des hommes d’affaires malgaches et indiens font actuellement l’objet d’une enquête. Et sans attendre, l’Etat a pris la mesure immédiate de limoger le ministre du Transport, répondant à la gravité de la situation. Vol à haut risque.
J.R.




