Affaire des cinq Boeing 777: Madagascar sollicite l’aide du FBI et de l’OACI

L’enquête se poursuit dans cette affaire de cinq Boeing immatriculés à Madagascar et localisés en Iran, au moyen de faux documents et de fausses déclarations. L’Etat sollicite maintenant l’aide du « Federal Bureau of Investigation (FBI) et de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).

«Des poursuites se­ront engagées. D’ailleurs, nous avons sollicité l’aide internationale pour élucider cette affaire, notamment celle de l’OACI, Interpol et du FBI. Le but étant de faire en sorte que des faits de ce genre ne se reproduisent plus dans notre pays », a fait savoir Ntsay Christian, Premier mi­nistre, désormais ministre par intérim des Transports et de la météorologie, hier à Anosy.
« Ni moi ni le Président de la République, Andry Rajo­elina, n’étions au courant de cette opération depuis le début», a souligné Christian Ntsay. Et cela met Mada­gascar dans une situation extrêmement délicate sa­chant que l’Iran est visé par des sanctions in­ternationales.Il a fait savoir que tous les responsables impliqués dans ce scandale, feront l’objet d’une enquête.
Visiblement, un réseau complexe de sociétés écrans qui s’étendent sur plusieurs continents, se cache derrière cette affaire d’immatriculation falsifiée, permettant à ces avions d’effectuer plusieurs escales dans plusieurs aéroports asiatiques, avant d’atterrir en Iran entre mai et juillet 2025, sans même passer par Madagascar.
Le Premier ministre a pré­cisé que Madagascar veut faire du secteur du tourisme un levier de développement majeur. « L’objectif étant d’atteindre un million de touristes d’ici 2028. Cela implique de grandes responsabilités de la part du ministère des Transports et de la météorologie. Des personnes malintentionnées en ont profité pour induire la Grande île en erreur, concernant notamment l’octroi de certificat d’immatriculation provisoire à cinq Boeing 777 », a-t-il spécifié.
Il a ajouté que des enquêtes et des investigations sont actuellement en cours, vi­sant les personnes qu’il qualifie comme étant des escrocs et des arnaqueurs. « Tous les processus sont enclenchés, pour tirer au clair cette affaire et traîner devant la justice les responsables», a-t-il dit.
Quoi qu’il en soit, le ministre par intérim a indiqué que le travail se poursuit au sein du ministère et parmi les priorités figure l’amélioration du transport ferroviaire.

Jean Riana

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