Ajustement des droits de douane à 15%: le Gem se dit satisfait

Les nouveaux droits de douane réciproques imposés par Donald Trump aux partenaires commerciaux des Etats-Unis, entreront en vigueur le 7 août. Dorénavant, le taux imposé est de 15% pour les produits malgaches exportés vers les USA, après avoir été plafonné à 47%. Un grand ouf de soulagement pour le Groupement des entreprises de Madagascar (Gem).

Comme l’ultimatum fi­xé par Donald Trump est expiré et de nombreux pays se sont finalement conformés aux exigences du président américain, ce dernier a signé le 31 juillet le décret fixant les nouveaux tarifs douaniers qui seront appliqués à partir du 7 août. Pour le cas de Madagascar, à l’issue des négociations menées par l’Etat malgache, le taux de 47% fixé au début et jugé très élevé, a été revu à la baisse et ramené à 15%, en tenant compte de plusieurs facteurs et indicateurs.
Et ce décret est accueilli avec un certain soulagement du côté du Groupement des entreprises de Madagascar (Gem). Ce dernier parle mê­me «d’un aboutissement positif des négociations» menées par Madagascar avec l’Un­ited States Trade Repre­sentative (USTR) dans le cadre du Prosperity Deal. En un mot, c’est un bien meil­leur accord plus favorable que celui signé par les autres pays.
«L’objectif principal des négociations entamées avec les Etats-Unis est de réduire de manière significative les droits de douanes initialement fixés à 47% par l’administration américaine et bien évidemment, d’équilibrer les taxations par rapport aux pays concurrents de la Grande île notamment dans le domaine du textile, de la vanille, des mines et des produits de la mer», a-t-on fait savoir.
A rappeler que les droits de douanes de Donald Trump étaient prévus entrer en vigueur le 9 avril, mais le président américain a accordé un sursis de 90 jours aux pays concernés, en offrant un tarif préférentiel de 10%, dans le dessein de les amener à la table des négociations.

Contribution active du secteur privé
«Les secteurs du textile par l’entremise du Groupe­ment des Entreprises Fran­ches et Partenaires (GEFP), de la vanille par le biais du Conseil national de la Va­nille (CNV) et des mines représentées par la Cham­bre des Mines de Mada­gascar (CMM), ont largement con­tribué aux échanges de données et de références clients, renforçant ainsi la crédibilité et la légitimité des demandes formulées par Ma­da­­gascar» a avancé le Gem. Le ministre de l’In­dustriali­sation et du commerce, David Ralambofi­ringa a également affirmé au mois de juin que les secteurs public et privé se sont donné la main pour que Madagas­car continue à exporter des produits sur le marché américain.
Les dés sont jetés. «Dé­sormais, Madagascar devra améliorer la compétitivité de ses produits, pour accélérer notre croissance et attirer l’investissement local et international» a indiqué le président du Gem, Francis Rabarijohn.

Exemption tarifaire pour la vanille
Si l’on se réfère à l’annexe de l’Executive Orger signé par Donald Trump, la vanille fait partie des produits exemptés des droits de douane à leur entrée aux Etats-Unis. Il est indiqué dans la nomenclature tarifaire publiée par l’United States Trade Representative que le tarif douanier pour la vanille est de 0%.
Toutefois, le président du Groupement des exportateurs de vanille de Madagas­car (GEVM), Georges Gee­raerts a fait part de son inquiétude, «si la vanille est finalement exonérée des droits de douane, peu im­porte le pays de provenance, alors nous resterons compétitif. Mais si le tarif reste à 1 % pour Mada­gascar, et que l’Ouganda reste à 10%, on peut s’attendre à une réduction des commandes».

Jean Riana

Partager sur: