Mercredi, à l’initiative de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), un parterre de journalistes et créateurs de contenu a eu le privilège de fouler les allées du Musée du football national, niché au cœur de la forêt de Maâmora, à Salé. Cette visite a permis de plonger dans l’âme du football marocain et d’un peuple, un sport qui, tel un fil d’Ariane, tisse l’histoire d’un peuple uni par la passion du ballon rond.
Inauguré le 21 mars 2024 sous la vision clairvoyante de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ce musée est bien plus qu’un édifice. C’est un écrin du patrimoine footballistique du Maroc. Lors de cette journée, la conservatrice du musée, Mme Oumay Walid, a ouvert les portes de cet espace d’exception avec une éloquence qui a su captiver l’audience.
Elle a rappelé que ce projet, porté par le président de la FRMF, M. Fouzi Lekjaa, est le fruit d’une collaboration étroite avec la Fondation nationale des musées et un comité scientifique composé de 22 personnalités éminentes dont chercheurs et journalistes. Ensemble, ils ont concrétisé l’ambition royale : faire du football un levier de développement et un symbole d’unité nationale.
Dès l’entrée, l’architecture ultramoderne du musée, érigé sur 2.100 m² au rez-de-chaussée du nouveau siège de la FRMF, impose le respect. Avec ses salons VIP, sa salle de conférence, sa boutique d’articles sportifs et son centre de recherche, l’édifice est à la croisée des chemins entre modernité et tradition. Mais c’est dans l’exposition permanente que le visiteur est véritablement happé par la magie du lieu. Structurée autour de six axes thématiques, elle retrace l’histoire foisonnante du football marocain avec une finesse spectaculaire.
C’est toute une histoire
Le premier axe, «Vision royale éclairée», met en lumière l’engagement des trois souverains, de feu Sa Majesté Mohammed V à Sa Majesté Mohammed VI, qui ont fait du football un vecteur d’expression populaire.
«Terre des pionniers» célèbre, quant à lui, les premières victoires qui ont fait vibrer le Royaume, tout en rendant hommage aux figures légendaires qui ont écrit les premières pages de cette saga.
«Terre d’excellence» transporte le visiteur à travers les exploits des clubs et des équipes nationales, des années 50 aux triomphes récents, comme la participation des Lionnes de l’Atlas à la Coupe du Monde 2023 en Nouvelle-Zélande.
Le «Hall of Fame» braque les projecteurs sur ces héros de l’ombre – joueurs, entraîneurs, arbitres, dirigeants – qui ont façonné l’histoire. Et «Terre d’hospitalité» fait revivre les grands moments où le Maroc a accueilli des compétitions internationales, des coupes aux matchs amicaux, en passant par les visites de personnalités marquantes. Enfin, «Terre de passion» rend un vibrant hommage aux supporters, ces âmes ardentes qui, de génération en génération, portent les Lions dans leur cœur.
L’exposition temporaire, quant à elle, suit le pouls de l’actualité sportive. Actuellement, elle retrace les Sentiers de la gloire, une odyssée des participations marocaines aux Coupes du Monde depuis 1970, avec une mention spéciale pour les performances des Lionnes de l’Atlas. Chaque objet, chaque image, chaque récit exposé dans ce musée, est un témoin de l’histoire du sport roi, devenu un véritable moteur de cohésion sociale.
Mémoire vive
« Ce musée, c’est la mémoire vive du football marocain, un miroir où se reflète la fierté d’une nation », a déclaré Mme Walid. Elle a également souligné l’ambition de faire du centre de recherche, fruit d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale du Royaume, un carrefour pour les chercheurs et les passionnés désireux de plonger dans les archives du football national.
Ouvert au grand public les week-ends et réservé aux visites scolaires et officielles en semaine, le Musée du football national est bien plus qu’une vitrine : c’est un trait d’union entre le passé glorieux et l’avenir prometteur du football marocain. En quittant les lieux, les visiteurs, qu’ils soient journalistes ou créateurs de contenu, avaient le sentiment d’avoir touché du doigt l’âme d’une nation.
Comme on dit au Maroc, ce musée est un «diamant brut», taillé pour briller et rappeler à tous que le football, au Royaume chérifien, n’est pas qu’un jeu : c’est une histoire d’amour, un héritage, une fierté nationale.
Naisa




