Assises de coopération décentralisée Franco-Madagascar: 400 acteurs réunis pour deux jours, selon Desnos Télésphore Andrianandazana

Le Directeur de la coopération des collectivités (DCC) au ministère de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire (MDAT), Desnos Télésphore Andrianandazana, a déclaré lors d’une interview qu’environ 150 membres de la délégation française sont attendus lors de la troisième édition des Assises de coopération décentralisée Franco-Madagascar dans les prochains jours.

Selon ses explications, plus d’une cinquantaine de ces membres viendront directement de France, tandis que le reste sera réparti entre la délégation venue de La Réunion et celle déjà active sur leurs projets dans la Grande île.

*Les Nouvelles : Quel est l’objectif de cette rencontre phare en matière de coopération décentra­lisée entre Madagascar et la France ?
– Desnos Télésphore Andrianandazana : L’objec­tif est de faire rayonner nos collectivités malgaches à l’échelle internationale, afin de stimuler le développement local inscrit même dans notre Plan national de développement émergente (PNDE).

* Où en sont les préparatifs à quelques jours de l’événement ?
– Cet événement se déroulera au Novotel à Anta­nanarivo, les 18 et 19 septembre prochains, et
co-or­ganisé par les gouvernements de Madagascar et de France. Nous avançons main dans la main avec l’Ambassade de France à Madagascar, tant pour
l’organisation logistique que pour la définition des contenus, autour de quatre grands thèmes notamment l’agriculture, biodiversité, nutrition, eau et assainissement, gestion des déchets et ressources intégrée, développement économique et enfin, coopération scolaire, éducation et universitaire.

* Qui représentera Madagascar lors de ces assises ?
– Durant ces deux jours riches en rencontres et partages environ 400 participants des deux pays sont attendus, dont 250 provenant de Madagascar. Cela inclut des autorités élues telles que des maires, des responsables nommés comme des gouverneurs, des membres des services déconcentrés du MDAT, des directeurs régionaux, des partenaires techniques et financiers, des représentants d’organismes internationaux, des ministères sectoriels, des ONG ainsi que des acteurs de la société civile.

*Qu’attend vraiment Madagascar de ces assises ?
– Le thème général, « La gouvernance locale vecteur de changement », traduit bien l’enjeu. L’objectif est de renforcer les échanges avec la France, premier partenaire de Madagascar, de partager les bonnes pratiques avec les autorités françaises et de soutenir ensemble des projets locaux dans un contexte de changement climatique. En tant qu’île, Madagascar est particulièrement exposée aux aléas climatiques. Les thématiques abordées sont en cohérence également avec nos défis socio-économiques. Depuis la première République, une convention de coopération existe entre nos deux pays et la coopération bilatérale apporte de nombreux avantages en termes de projets, flux financiers et renforcement des capacités des collectivités. La coopération décentralisée est un levier essentiel pour stimuler et favoriser le développement local.

* Pourquoi observe-t-on un intervalle entre les éditions des assises ?
– Généralement, les Assises devraient se tenir tous les quatre ans. Toutefois, en raison des difficultés d’organisation et du besoin de disposer de bilans plus riches pour enrichir les échanges, chaque édition a fini par s’espacer d’environ huit ans ou plus. La date pour cette année a été fixée d’un commun accord entre les gouvernements malgache et français. C’est une décision con­jointe.

* Qu’est-ce qui distingue cette troisième édition des précédentes ?
– Cette édition met particulièrement l’accent sur une coopération décentralisée dynamique. Il ne s’agit plus seulement du modèle classique de coopération, mais d’intégrer les nombreuses associations et ONG françaises qui agissent activement à Madagascar. Il est important de recon­naître cette dynamique multiplicatrice. C’est
l’occasion aussi de présenter leurs résultats et de partager leurs bonnes pratiques.
Pour conclure, le DCC souhaite encourager tous les acteurs de la coopération décentralisée à profiter de ces moments d’échange, afin de construire ensemble des perspectives de coopération durable ici à Madagascar.

*Et les assises nationales !
– Chaque année, nous organisons au moins deux ateliers sur la coopération décentralisée. Parmi les centaines de projets de coopération avec la France, une trentaine est actuellement active, ce qui montre un réel engagement concret.

F.M

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