La commune rurale de Bemaitso, dans le district d’Andilamena (région Alaotra Mangoro) était en effervescence hier matin, après un rebondissement inattendu sur l’enquête liée l’affaire de l’enfant retrouvé mort égorgé et victime de mutilation au niveau de ses organes génitaux, la semaine passée.
Trois femmes ont été arrêtées les jours qui ont suivi la découverte du corps sans vie de Tody Arison Ratsararibe, 7 ans, dans une localité isolée dans le village de Mahatazana, commune rurale d’Andilamena, dans la matinée du 7 septembre.
Les investigations de la gendarmerie dirigées par le commandant de la compagnie territoriale de gendarmerie d’Andilamena se sont accentuées, ayant permis de trouver une piste sûre, mardi dernier. Cela a conduit les gendarmes auprès d’une maison à Mahatazana, même quartier où l’enfant résidait et où ils ont fait des découvertes surprenantes. Des traces de sang séché à l’entrée, un bâton souillé de sang à l’intérieur et des objets mystérieux liés à la magie.
Etant confronté aux preuves, l’occupant de la maison connu sous l’appellation de Pasy, a reconnu avoir tué l’enfant. Par contre, il s’est refusé de citer nommément les noms de ses deux complices à cause d’un serment qu’ils se sont fait entre eux.
Sacrifice rituel…
Le meurtre de l’enfant était en réalité l’exigence d’une cérémonie rituelle que Pasy et ses amis devaient faire dans le but de pouvoir exploiter un gisement de pierres précieuses dans la circonscription. Un rituel de sacrifice et d’offrande qu’ils auraient fait la nuit de dimanche à lundi, dans une montagne sacrée destinée à cette effet à Ambohibe, fokontany d’Ambatolampy, commune rurale de Bemaitso, avec les organes prélevés sur leur victime.
« Pasy nous a conduits dans un endroit sacré sur la montagne d’Ambohibe où le rituel a été réalisé. Nous y avons retrouvé les organes génitaux prélevés sur l’enfant, des objets d’offrande comme des billets d’argent et du sang dans un bocal qui serait celui de l’enfant, également », précise-t-on.
D’après les informations, le suspect aurait tenté de s’échapper sur le chemin du retour en pensant que sa magie lui protégerait, mais il a été stoppé par un tir qui lui a été fatal sur le coup.
Déchaînés…
Hier matin, des centaines de villageois se sont précipités auprès de la caserne de la gendarmerie d’Andilamena et réclamé à ce qu’on leur livre le suspect, pensant assurément que les gendarmes ont mis en cellule le concerné après l’interpellation.
Toutefois informée de ce qui s’est passé la veille, la foule s’est ruée à Ambohibe pour retrouver le cadavre de l’individu et ont déchainé leur colère sur lui en le brûlant.
Actuellement, l’enquête se poursuit afin de retrouver les deux autres auteurs du crime.
ATs.




