Enlèvement à Ankilimaliniky: le calme revient, la traque continue

Un nouvel épisode de banditisme armé a secoué le district de Toliara II. Le samedi 13 septembre, trois habitants du fokontany Saririaky, commune d’Ankilimaliniky, ont été enlevés par une dizaine de dahalo lourdement armés. Les assaillants ont violemment agressé leurs victimes avant de les entraîner de force vers la forêt.

Alertés dans l’après-midi par le chef fo­kontany, les éléments de la gendarmerie de Bene­tse, appuyés par le Comité de vigilance Voromahery, ont immédiatement lancé une opération de poursuite. Sous la direction du commandant de compagnie, les forces de l’ordre ont suivi la trace des ravisseurs en direction de la route d’Ampasi­ma­li­niky. Les ban­dits, ayant dressé un barrage sur leur passage, ont opposé une vive résistance.
Un affrontement a éclaté lorsque les gendarmes ont tenté de démanteler la barricade. Les dahalo ont ouvert le feu et lancé des projectiles, contraignant les forces de l’ordre à répliquer. La riposte a donné lieu à une contre-embuscade. Le bilan fait état d’un gendarme blessé et d’un assaillant touché par balles.
Deux otages toujours aux mains des dahalo Face à l’obscurité, les opérations ont dû être interrompues dans la soirée. Néanmoins, un des trois otages a profité de la confusion pour s’échapper. Il apporte désormais un témoignage précieux aux enquêteurs. Deux personnes de­meurent toutefois retenues par les ravisseurs.
Par ailleurs, les forces de sécurité dénoncent les tentatives de récupération de cet incident par certains acteurs liant, à tort, l’affaire à la société Base Toliara. «Il n’existe aucun rapport», insistent les autorités. Celles-ci ajoutent qu’il s’agit uniquement d’un acte de banditisme.
Les autorités locales rappellent que ce rapt est l’œuvre de dahalo connus pour leurs exactions répétées dans la région. Ces bandits, activement recherchés, multiplient depuis plusieurs mois les attaques et enlèvements, semant l’inquiétude dans les villages environnants. Les habitants, pour leur part, condamnent fermement ces violences.
Pour l’heure, le calme est revenu dans les communes de Benetse et Ankilima­liniky, mais la traque des ravisseurs se poursuit.

Arh.

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