Les coups de feu ont retenti, hier peu avant midi à Anjanahary près du cimetière. Un affrontement entre des policiers et une bande de détrousseurs s’est soldé par la mort du chef du gang, un récidiviste en la matière. Ses subordonnés ont pris la fuite en voyant leur chef en train d’agoniser. Les recherches de ces derniers se poursuivent.
La bande était en train de détrousser un passant quand les éléments en civil de la Compagnie urbaine d’intervention (CUI) et de l’Unité d’intervention rapide (UIR) de la police nationale sont passés. Les policiers sont vite intervenus pour porter secours à la victime et capturer les malfrats mais ces derniers ont opposé une farouche résistance.
Leur chef a brandi son sabre pour s’attaquer à ses vis-à-vis qu’il pensait probablement être sans défense. Cependant, les policiers ont sorti leurs armes à feu et n’ont pas hésité à appuyer sur la détente. Le plus vaillant détrousseur est alors tombé au sol, grièvement blessé, mais ses acolytes ont préféré sauver leur vie plutôt que de poursuivre l’affrontement. Le concerné a succombé sur le coup à ses blessures.
Cette intervention policière d’hier faisait suite aux multiples plaintes déposées au commissariat de Sécurité publique (CSP3) Antaninandro. Les détrousseurs ont longtemps régné en maîtres à Andravoahangy, Ankadifotsy, Ambatomainty, Anjanahary et leurs environs. Depuis, la police mène des investigations et effectue des descentes sur terrain afin de mettre un terme à ce phénomène.
D’ailleurs depuis quelques mois maintenant, la CUI et l’UIR envoient exprès leurs éléments en tenue civile dans les zones considérées comme fiefs des détrousseurs à l’arme blanche. Ainsi deux jours avant la mort de ce détrousseur récidiviste d’Anjanahary, un autre pickpocket armé est également tombé sous les balles des policiers en civil, dans la nuit de lundi à Ankazomanga.
LR




