Femmes leaders malgaches: « Non à la violence, oui au dialogue ! »

Un collectif de femmes malgache monte au front et appelle à l’ouverture d’un dialogue national inclusif pour sortir de la crise actuelle. Les membres de cette plateforme refusent de rester spectatrices face à cette situation préoccupante.

L’association de Fem­mes leaders malagasy tire la sonnette d’alarme en cette période de fortes tensions politiques et sociales. Son message est clair : la violence n’est pas une option, et seule une gouvernance inclusive fondée sur le dialogue et la paix peut ramener la stabilité.
Portées par la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui promeut la participation des femmes aux processus de paix, ces femmes influentes de divers horizons lancent un appel solennel, celui d’engager un dialogue national maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.
«Aucune revendication ne justifie la perte de vies humaines ni la destruction des biens communs», dé­noncent-elles dans une dé­claration.
Au cœur de leur message, un triple engagement. Refus de la violence sous toutes ses formes, institutionnelle, politique ou sociale. Respect du droit d’expression, autant pour les citoyens que pour les opposants. Appel à un dialogue inclusif, c’est-à-dire réunir autour de la table les forces politiques, la société civile, la jeunesse et les communautés religieuses.
Et les femmes ne comptent pas rester en marge. Elles se disent prêtes à jouer un rôle central dans la médiation, fortes de leur légitimité, de leur enracinement communautaire et de leur expérience dans la résolution des conflits.

Pour une représentation féminine à 50 %

Mais au-delà de l’urgence immédiate, le collectif voit plus loin. Il exige une réforme structurelle des mécanismes de décision à Mada­gascar. L’un de leurs piliers : une représentation féminine d’au moins 50 % dans toutes les instances de dialogue et de gouvernance. Elles proposent également la création d’un Observatoire féminin de la démocratie et de la paix, chargé de veiller à la transparence des processus et à la continuité des engagements.
Conscientes que la paix durable ne peut être l’affaire d’un seul acteur, les signataires interpellent la communauté internationale. Elles demandent le soutien de la Sadc, de l’Union africaine, de l’ONU Femmes et de l’Organisation internationale de la Francophonie, dans le respect des valeurs malgaches telles que le fihavanana, la dignité et la solidarité.

Fahranarison

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