La crise au sein de la Jirama, s’enlise. Le syndicat du personnel a tenu, hier, une assemblée générale à Ambohijatovo, pour réaffirmer ses revendications, notamment le départ du directeur général, Ron Weiss. Les représentants syndicaux n’excluent pas de nouvelles décisions à l’issue de cette rencontre, tandis que le mouvement de grève se poursuit et pourrait se durcir dans les jours à venir.
Dans un communiqué, la Jirama dénonce des « menaces persistantes » visant son directeur général. Elle condamne la violence de certains manifestants et accuse des employés d’entretenir « la corruption, le vol de carburant, le détournement de fonds et la fraude » au sein de l’entreprise. La direction souligne également que la reprise progressive des activités, fait suite aux instructions du nouveau chef de l’État, qui appelle à la stabilité et à la continuité du service public.
Sur le terrain, la tension est palpable. Le représentant du personnel au sein du conseil d’administration, Anaël Ramanantsoa, s’est vu refuser l’accès au siège de la société, avant de forcer l’entrée pour rejoindre les employés réunis dans la cour d’Ambohijatovo.
A rappeler qu’outre le départ de Ron Weiss, l’annulation du nouveau statut de la Jirama, jugé défavorable aux employés, est également réclamée par le personnel. Malgré la mise en garde de la direction, ils affirment vouloir poursuivre la mobilisation jusqu’à obtention de résultats concrets. Entre temps, le délestage est de retour.
Arh.




