La nomination du gouvernement, Herintsalama Rajaonarivelo, reportée à nouveau, une seconde fois depuis l’effet d’annonce du dimanche. Jamais deux sans trois ou cette fois sera-t-elle la bonne ? On sera fixé dans les prochaines heures, sauf changement de dernière minute. Mais, c’est clair qu’il y a désaccord sur les clés de répartition des postes ministériels. Tard dans la soirée d’hier, la présence des figures politiques au palais d’Etat à Iavoloha, parmi les postulants consultés certes, n’est pas passée inaperçue.
La présentation des membres du gouvernement a été encore une fois repoussée, pour la même raison déjà avancée dimanche. Le Premier ministre, Herintsalama Rajaonarivelo, continue ses consultations et reçoit un à un les partis et regroupements au sein de la majorité parlementaire ainsi que d’autres entités politiques et associations qui ont affirmé leur désir de participer à ce nouveau gouvernement de la Refondation.
Et la question se pose de savoir comment les postes ministériels, notamment les postes clés vont être répartis au sein du gouvernement. D’après les bruits de couloirs, certains partis et groupements mettent la pression dans les négociations. Des rapports de force qui influencent de manière directe ces différentes répartitions de postes. Un véritable marchandage dans lequel la politique prime sur la politique, alors que les personnes nommées à la tête des ministères devraient être compétentes et qualifiées pour les postes. Et les ministères régaliens sont tant convoités.
Un exercice d’équilibre
Pour l’heure, même si la constitution d’un gouvernement est toujours un exercice d’équilibre, difficile de dire si ce nouveau gouvernement serait composé uniquement de nouvelles têtes ou ce serait un mélange de ténors politiques, de hauts fonctionnaires, d’experts de la société civile et des élus. Mais, le retour de plusieurs poids lourds passés n’est pas à écarter, d’ailleurs le nom de Hajo Andrianainarivelo circule en coulisses tout comme celui de Sareraka. Dama du groupe Mahaleo et l’ancien candidat à l’élection présidentielle ont également été aperçus à Iavoloha hier.
Dans le même registre, Antoine Rajerison, député élu du district d’Arivonimamo, a déclaré que « c’est primordial d’être à l’écoute de toute personne, de tous partis politiques et des jeunes militants pour éviter les grognes. Toutefois, il est difficile de satisfaire toutes les attentes ».
« La participation de toutes les forces vives doit se refléter au sein de l’équipe gouvernementale », a-t-il souligné en martelant qu’il faut trouver des personnes capables d’assumer les responsabilités qui leur sont assignées. Le chef du parti Fivoi a déjà annoncé qu’il ne participe pas à ce gouvernement,
Rakoto




