Instaurer un Etat fédéral modéré pour relancer Madagascar. Telle est l’ambition de Natanaela Randriamasy, président fondateur de One Meal a Day ou Omad for Madagascar, lors d’une conférence de presse organisée hier à Quantum Isoraka. L’entrepreneur, installé à l’étranger depuis plus de vingt ans, a proposé un nouveau modèle de gouvernance fondé sur la décentralisation et la stabilité politique.
« Mon rêve est que les Malgaches ne pensent plus à partir à l’étranger, à la recherche d’une vie meilleure. Et j’espère aussi que la diaspora dans le monde puisse revenir au pays, pour contribuer ensemble au développement de notre pays», ajoute-t-il. S’il ne se considère pas comme un politicien, Natanaela Randriamasy s’intéresse de près aux affaires politiques et publiques.
« Je suis de la génération Y. Auparavant, nous pouvions boire directement l’eau du robinet, et le mot délestage n’existait pas. Je félicite la Gen Z qui a mené la lutte pour retrouver cela », souligne-t-il. Une lutte qui rejoint la mission d’Omad : défendre les droits fondamentaux.
Pour éviter que Madagascar tombe dans une nouvelle crise politique, Natanaela Randriamasy plaide pour une réorganisation du pays en six Etats fédéraux, avec la création d’une septième branche dédiée à la diaspora.
« Les dirigeants du Nord ou du Centre, ne maîtrisent pas forcément les réalités dans le Sud. Quant à la diaspora, elle, peut apporter son expertise et travailler avec chaque Etat pour assurer le développement », explique-t-il. Parmi ses autres propositions, la création d’un ministère de la Diaspora et d’une banque malgache offrant des taux d’intérêt abordables pour encourager l’investissement…
Edena Nifaliana / Holy Danielle




