Le Premier ministre, Herintsalama Rajaonarivelo a donné instruction à la ministre de l’Economie et des Finances, de suspendre les engagements budgétaires pour l’exercice 2025. Cette restriction est de mise pour prioriser le paiement des salaires des fonctionnaires et garantir le bon fonctionnement de l’Etat.
L’ensemble des lignes budgétaires de l’État est bloqué, incluant le budget général, les budgets annexes, les comptes particuliers du Trésor, les fonds de contre valeur ainsi que les opérations en capital de la dette publique. Cette mesure s’applique également aux budgets des établissements publics, désormais gelés.
Quelques exceptions
Toutefois, le gel budgétaire ordonné par le Premier ministre ne s’applique pas à l’ensemble des dépenses publiques, notamment celles vitales et obligatoires, afin d’assurer la continuité des services essentiels de l’Etat. Il s’agit notamment des dépenses courantes de solde et courantes hors solde, c’est-à-dire les indemnités, les secours au décès, les bourses et présalaires, les indemnités des Chefs Fokontany, les dépenses de pension…
Par ailleurs, les budgets des collectivités territoriales décentralisées (CTD) ne sont pas non plus concernés. « Le mandatement et le paiement des dossiers déjà engagés avant cette instruction peuvent être poursuivis » avance-t-on. Il est aussi nécessaire d’honorer les engagements de l’Etat tels que le remboursement de la dette publique, les projets d’investissements publics sur financement interne dans les secteurs eau et énergie…
« Comme les financements extérieurs sont soumis à des procédures spécifiques suivant les conventions, les manuels de procédures ainsi que les plans de travail budgétaire annuels, les opérations d’exécution budgétaire ou afférentes peuvent être poursuivies », a-t-on indiqué.
Jean Riana




