Relance économique: le dynamisme du secteur privé sollicité

Le président du Syndicat des industries de Madagas­car (Sim), Tiana Rasami­manana a évoqué la nécessité de transformer le dialogue privé en actions lors de la 8e édition de la Table ronde économique (TRE) qui s’est tenu hier au Radisson Blu Ankorondrano. Ce dialogue et partenariat public-privé facilité par l’Union européenne a été une occasion de solliciter le dynamisme du secteur privé en vue de la relance économique.
Le ministre de l’Econo­mie et des finances, Dr Herinja­tovo Ramiarison a, quant à lui, réaffirmé que le secteur privé constitue un moteur de valeur, d’emplois et de recettes publiques. A cet effet, les soutiens publics vont être axés et conditionnés à des critères économiques. A l’exemple des exonérations fiscales qui contribuent à l’amélioration de la productivité. Le président du Sim a fait référence au fait qu’alourdir le secteur privé de trop de taxe fait basculer les acteurs économiques dans le secteur informel. Comme le secteur privé a un rôle important dans la refondation de Mada­gascar, le thème du TRE retenu pour cette année est « Les contributions multidimensionnelles du secteur privé aux efforts de développement de Madagascar ».
L’Ambassadeur de l’Union européenne auprès de la Ré­publique de Madagascar et de l’Union des Comores, Roland Kobia a déclaré, lui aussi, que le développement de la Grande île passe par un environnement plus favorable aux entreprises. Il a d’ailleurs réaffirmé sa volonté de poursuivre son appui au secteur privé dans son rôle moteur dans la relance économique. Il a aussi fait appel à des attitudes constructives tout en rappelant la stabilité offerte par l’Accord de Partenariat Economique (APE) où l’UE représente 22% du commerce extérieur malgache et 33% des exportations vers l’Europe.
Il est à noter que le secteur privé représente à l’heure actuelle plus de 80% du PIB, 90% des emplois formels et informels, et près de 85% des recettes fiscales de l’Etat faisant de lui un levier essentiel pour la création de richesse.

Jean Riana

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