Assemblée nationale: le PLFI 2026 adopté avec 24 amendements

Après plusieurs jours de débats et d’intenses travaux des commissions, 84 députés présents à l’Assemblée nationale hier, ont adopté à l’unanimité le Projet de loi de finances initiale (PLFI 2026), avec 24 amendements, supprimant à titre d’exemple la TVA sur le pétrole lampant ou prévoyant des exonérations de taxe sur le blé et ses dérivés, au profit des ménages malgaches.

Autant dire que les députés ont passé au crible le PLFI 2026, avant d’apporter les 24 amendements qui s’imposent, visant à alléger le coût de la vie de la population et soutenir les filières productives. A citer la suppression de l’Impôt synthétique intermittent (Isi), la baisse de la taxe sur le gasoil, la suppression de la TVA sur le pétrole lampant. Le blé est également exonéré de droits et de TVA sur les importations afin de réguler le prix des céréales et leurs dérivés.

Pour soutenir les filières productives, notamment dans le secteur avicole, confrontée à la hausse des prix des intrants, la TVA à l’importation de provendes destinées aux volailles fixée 20%, est également supprimée.

Le ministre de l’Econo­mie et des finances, le Dr Herinjatovo Aimé Ramia­rison, a expliqué que « cette loi a pour objectif de réguler les dépenses de l’État, afin de répondre aux besoins de la population dans les domaines de l’électricité et de l’eau ». A ce sujet, certains produits com­me les chauffe-eaux ou les fours solaires, ne paieront plus de droits de douane. Et certaines catégories spécifiques seront supprimées pour favoriser la production locale et encourager à con­sommer des équipements fabriqués sur place, tout en donnant un avantage aux entreprises malgaches.

Secteur de l’énergie

L’une des questions auxquelles le ministre des Fi­nan­ces a apporté des éclaircissements, concerne l’énergie et l’électricité dotées d’un budget de 819 milliards d’ariary. Le gouvernement con­s­truira des infrastructures, notamment des parcs solaires à Ambatomira­ha­vavy et Ampangabe, afin d’accroître la production d’électricité, d’eau et de gaz, en raison de la hausse de 1,3 % des prix.

Cependant, aucune subvention opérationnelle n’est actuellement prévue pour la Jirama, alors qu’elle s’élevait à 125 milliards d’ariary en 2025.

Le ministre a déclaré que ce budget d’Etat est conçu pour répondre aux besoins de la population. Il a précisé que des modifications pourraient encore être apportées à ce budget pour 2026 en raison de l’évolution de la situation dans le pays.

Il a toutefois souligné que certains impôts devaient être conservés comme recettes publiques. “Cependant, il y avait aussi des taxes qui devaient être maintenues pour que le gouvernement puisse gagner de l’argent, comme la bière (…) mais les investisseurs privés doivent également être pris en compte” a-t-il déclaré.

«Les modifications apportées relatives au fonctionnement du système parlementaire, sont un signe manifeste de la démocratie», a-t-il conclu.

Malgré ces amendements, les recettes fiscales devraient atteindre 6.221,4 milliards en 2026. L’éco­no­mie nationale devrait donc se redresser, avec une croissance projetée à +4,8 %. En matière de finances publi­ques, les recettes fiscales devraient représenter 10,7 % du PIB et les dépenses 17,9 % en 2026, contre 18,4 % en 2025.

Les dépenses de l’Etat s’élèvent à 15.777.208.696 milliards d’ariary. Elles comprennent le paiement des salaires, la gestion du budget, les pensions, les opérations courantes et les investissements. La part du budget alloué aux fonctionnaires représente 26,16 %, soit 4 853,76 milliards d’ariary.

Réponse aux demandes des différents secteurs

Un montant de 23.113.334 milliards d’ariary a été prélevé sur le « fonds de réserve et de provision » du ministère de l’Economie et des Finances et distribué à la BNGRC, ce qui a permis d’allouer 4 mil­liards d’ariary au budget, 14 milliards à la santé publique, 1,2 milliard au tourisme et 1,755 milliard d’ariary au ministère de l’Education nationale. Le ministère de l’Eau a quant à lui reçu 1,5 milliard d’ariary, tandis que 2,411 milliards ont été ajoutés au CMIL TR, qui relève de la Présidence de la Refon­dation de la République.

RM

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