Gen Z Madagasikara: ruptures au sein du mouvement 

Le mouvement GenZ Madagasikara a annoncé hier que Herizo Andriamanantena et Jenny ne sont plus ses porte-paroles. « Une décision nécessaire pour préserver la crédibilité et la cohérence interne de l’organisation », affirme-t-il.
Selon le communiqué, Jenny a quitté le mouvement de son plein gré, mettant fin à toute représentation. Herizo Andriama­nantena, pour sa part, a fait l’objet d’une procédure disciplinaire interne, engagée conformément au règlement intérieur qui met l’accent sur la transparence dans l’action.
Gen Z Madagasikara précise que toute initiative ou décision impliquant Herizo Andriamanantena relève de sa responsabilité personnelle et n’engage en aucun cas le mouvement. Par cette clarification, l’organisation entend établir une frontière nette entre les actions individuelles et la responsabilité collective.
Le mouvement en profite pour rappeler qu’il s’agit d’une structure collective et non la propriété d’un groupe ou d’individus, dénonçant fermement toute utilisation de son nom à des fins personnelles. Il réaffirme par ailleurs son attachement à la lutte contre l’impunité, à la justice, à la transparence et à l’Etat de droit.
En réaction à son éviction, Jenny confie qu’ « il y a de profondes fractures internes » et qu’elle n’a pas quitté de son plein gré le mouvement. Selon son témoignage, « certains membres monopolisent le mouvement en excluant ceux qui ne partagent pas leurs idées, étouffant ainsi toute divergence de vues au profit d’un fonctionnement fermé et hiérarchisé ». Elle dénonce particulièrement « un élitisme qui aurait progressivement éloigné le mouvement de son fondement populaire ».

Rakoto

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