JO d’hiver 2026: « C’est un honneur de participer encore une fois pour Madagascar »

Mathieu Gravier s’apprête à vivre une nouvelle aventure sous les couleurs de Mada­gascar aux Jeux olympiques d’hiver 2026 à Milano Cortina. Le skieur alpin, qui avait déjà créé la surprise en 2022 à Pékin en devenant le premier représentant malgache de l’histoire aux JO d’hiver, remet le couvert cette année. Spécialiste du slalom, il entrera en lice le 16 février sur la piste italienne, bien décidé à tracer ses virages avec la même détermination qui l’a porté jusqu’ici.
Interrogé en marge des derniers préparatifs, Mathieu Gravier ne cache pas son émotion : « Franchement, c’est un honneur de participer encore une fois pour Madagascar, de représenter encore ce pays. C’est toujours un moment exceptionnel d’être ici, sous le drapeau, sous cette couleur. » Pour un athlète originaire d’un pays où la neige est une denrée plus rare que l’or, porter le maillot malgache sur les pistes verglacées du Dolomites relève du défi permanent. « Ça m’a pris à peu près un an pour me qua­lifier, donc beaucoup d’entraînements dans beaucoup de pays, comme la Suède et l’Autriche, et ensuite des courses intenses qui ont duré au moins trois mois, où on en fait toutes les semaines. »
Derrière ces mots se cache une réalité rude : des stages à répéter les manches sur des neiges artificielles ou naturelles, des déplacements incessants pour accumuler les points FIS, des descentes à fond les ballons pour grappiller les centièmes nécessaires à la qualification. Le slalom exige une précision chirurgicale, un rythme infernal entre les portes, un engagement total où le moindre décalage sur les appuis peut tout faire basculer. Gravier connaît la musique ; il l’a travaillé sans relâche, loin des montagnes de son île natale.
Mais au-delà de son propre parcours, le skieur malgache veut transmettre un message plus large. « N’importe quel sport que vous pratiquiez, il y a possibilité de venir ici aussi aux Jeux Olympiques, donc il faut persévérer, il faut s’en donner les moyens, beaucoup de sacrifices, mais peut-être qu’un jour vous aurez la chance, comme moi, de venir ici aux Jeux Olympiques, d’hiver ou d’été. » Une invitation claire à ne jamais lâcher, même quand les conditions semblent insurmontables.

Naisa

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