Aéroports: la Douane malgache resserre l’étau sur les trafics illicites

La direction générale des Douanes a envoyé un message clair aux trafiquants de devises et d’or. Elle renforce les contrôles aux frontières, pour protéger les intérêts économiques nationaux et préserver les ressources stratégiques du pays.

Hier, à Antaninareni­na, le directeur général des douanes malgaches, Antoine Randrian­jafy, a présenté le bilan de récentes opérations menées dans les aéroports de Mada­gascar. « Nous assurons un contrôle strict et vigilant des flux de voyageurs, de marchandises et de capitaux », a-t-il déclaré.
Le 18 février 2026, à l’aéroport international de Fascène Nosy-Be, deux passagers, de nationalités espagnole et roumaine, ont été interceptés lors du traitement du vol ET836 d’Ethio­pian Airlines, en partance pour Addis-Abeba. Alertés par la brigade cynophile, les agents ont procédé à une fouille ciblée. Résultat : 17.750 euros et 242.000 dollars américains en espèces découverts dans leurs bagages.
Le DG rappelle que « d’après la réglementation, le montant maximum d’argent liquide en devise autorisé à la sortie du territoire à l’aéroport, est de 1.000 euros en espèces, sauf présentation d’une attestation de change délivrée par un établissement agréé ».
Et en l’absence des pièces justificatives, les autorités ont constaté l’infraction. Les deux passagers ont été interpellés. Leur embarquement a été annulé. Et les devises ont été mises sous scellés. «Mille euros ont été restitués à chacun. Le reliquat reste sous procédure», a précisé Antoine Randrianjafy.

Des lingots d’or saisis

Le lendemain, 19 février, nouvelle interception à l’aéroport international d’Ivato Antananarivo. Une passagère en partance pour Dubaï a été arrêtée après un signalement issu d’opérations de profilage menées avec les services aux frontières. La fouille de son sac à main, a permis de découvrir quatre colis contenant des lingots d’or, pour un poids total de 5.809,4 grammes.
Sur le champ, les lingots ont été saisis, placés sous scellés et déposés auprès de Banky Foiben’i Madagasi­kara (BFM). Des procédures administratives et judiciaires sont en cours. «Ces faits sont susceptibles de constituer une exportation sans déclaration de marchandises prohibées», a souligné le DG, en référence au Code des douanes.
Pour l’administration, le défi consiste à «protéger nos ressources minières, notamment l’or, est stratégique». «La lutte contre leur exportation illicite, préserve les recettes de l’Etat, soutient les circuits formels et garantit une meilleure traçabilité», a insisté Antoine Randrianjafy.

Arh.

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