La troisième édition du « Prix RSE » confirme l’idée que la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) connaît un essor considérable à Madagascar. Organisé par Innoveo dans le cadre du programme européen ClimInvest, l’événement récompense les initiatives les plus innovantes et engagées pour le développement de la Grande île. Au total, 13 trophées ont été décernés à des entreprises qui participent activement à la transformation de l’économie nationale.
Cette année, 59 manifestations d’intérêt ont été enregistrées. Parmi elles, 54 nominations ont été confirmées et 40 entreprises déclarées éligibles après un processus d’évaluation rigoureux.
«Ce chiffre démontre que l’intérêt pour la RSE progresse avec un niveau d’exigence accru», souligne Ulrichia Rabefitiavana, fondatrice et gérante d’Innoveo en marge de la cérémonie de décernement des prix aux lauréats, jeudi soir au Radisson Blu Hotel Ambodivona.
Elle ajoute que «nous avons constaté une très forte mobilisation des TPE et PME, notamment sur les questions sociales et environnementales. La RSE devient un levier stratégique à tous les échelons».
Dans la catégorie Environnement, Newpack et Camusat ont été primées, grâce à leurs processus écoresponsables. Tozzi Green et Epsilon ont reçu les honneurs pour leur engagement environnemental. Sur le volet social, Arcadia Travel et Lecofruit se distinguent pour la qualité de vie et les conditions de travail, tandis que Tozzi Green et Orange Madagascar ont été récompensées pour leur action en faveur du développement communautaire.
Dans la catégorie Economie, IBL Logistics et Orange Madagascar ont été saluées pour leurs achats locaux et responsables. Bioesoil et JB se sont singularisés pour la promotion de l’emploi local. Le jury a également attribué le trophée coup de cœur à Ocean Farmers.
Performance économique et impact positif
Pour Rivo Andriamanalina, vice-président du Syndicat des industries de Madagascar (Sim), «ce prix valorise une vision, celle d’une entreprise qui crée de la richesse tout en assumant pleinement sa responsabilité sociétale et environnementale».
«La RSE n’est plus un choix accessoire. C’est un facteur de compétitivité, d’accès au marché et de crédibilité. Les consommateurs exigent une industrie responsable et créatrice d’emplois», a-t-elle souligné.
Ulrichia Rabefitiavana de son côté a précisé qu’«en trois ans, le Prix RSE est comme une boussole. Les nominés ont démontré que performance économique et impact positif se conjuguent ensemble avec rigueur et vision à long terme».
Soutenu par l’Union européenne et ClimInvest, le Prix RSE a aussi permis la publication de guides thématiques, la création d’un Baromètre national et le lancement de la plateforme eko.mg. Autour de cette dynamique, plusieurs ministères et le Sim unissent leurs efforts pour promouvoir une économie plus responsable, priorisant la croissance, l’inclusion sociale et la préservation de l’environnement.
Arh.




