Malgré un afflux massif et immédiat d’aide humanitaire, des sinistrés de Toamasina se plaignent de n’avoir reçu aucune assistance jusqu’ici. Et la grogne monte devant la lenteur du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC), qui semble dépassé par l’événement.
Les sinistrés de Toamasina se sentent oubliés. Et ils pointent du doigt le BNGRC en tant que premier responsable de la coordination et de la répartition des aides.
«Certains ménages n’ont reçu que deux kilos de riz seulement alors que d’autres du même quartier en ont reçu 5», a déploré un père de famille d’Analakininina parcelle 23/24. Ce dernier de souligner qu’il n’a obtenu aucune aide jusqu’ici, ni en vivres, ni en matériels, ni monétaires, pourtant sa maison a été totalement endommagée.
Face à cette incoordination, plusieurs chefs Fokontany, à Andranomadio, Ambalamanasy, Mangarivotra Sud et Mangarano, ont choisi de démissionner. «Au début, la distribution
des aides s’est déroulée normalement, mais par la suite, c’était la pagaille totale sans parler de la distribution inéquitable des aides. Or, les gens ont été déjà fait la queue dès l’aube», selon les explications d’un démissionnaire.
Distribution directe
Bon nombre d’associations ont choisi de se passer du BNGRC, à cause d’une mauvaise coordination. Cela à l’exemple de l’association «974 Gasy Mirary» de l’île de La Réunion, sous l’égide de l’artiste «Kakanjila», qui a distribué 5 tôles par ménage auprès de 2.000 bénéficiaires répartis dans plusieurs Fokontany de Toamasina.
Même engagement pour certains gens de bonne volonté de toute l’île qui, en collaboration avec des autorités et artistes de la ville de Toamasina, ont distribué directement des PPN comme le riz, le sucre, l’huile alimentaire et des légumineuses auprès des ménages très vulnérables. Dans la foulée, un responsable du Fonds d’intervention pour le développement (Fid) a souligné que la poursuite du programme de Transfert monétaire non conditionnel (TMNC) d’un montant de 280.000 ariary par ménage très vulnérable à Toamasina. Par contre d’autres organisations, notamment internationales, ont décidé de suspendre leur envoi direct auprès de leurs bénéficiaires pour des raisons encore inconnues.
Sera R.




