Faisant suite à la déclaration faite par les Gen Z, qui a fustigé le régime actuel d’avoir passé au second plan leurs revendications une fois arrivé au pouvoir, Frérot l’Homme Noir, leader du Bandeau Rouge, a réagi en appelant les jeunes à exprimer leurs opinions avec retenue et à privilégier le dialogue avec le gouvernement plutôt que de se faire entendre dans les médias.
Frérot l’Homme Noir a insisté sur la nécessité de faire preuve de prudence dans les prises de parole, en particulier dans un contexte politique sensible. Il invite les jeunes militants à éviter toute réaction impulsive ou toute forme de pression qui pourrait donner l’impression qu’ils se positionnent comme une nouvelle opposition.
«Lorsqu’il y a des messages à faire passer, il vaut mieux privilégier un dialogue calme et constructif. Inutile de se lancer dans des échanges virulents à travers les médias», a-t-il déclaré.
Le leader du Bandeau Rouge a rappelé que la lutte politique à Madagascar ne date pas d’hier et que de nombreux acteurs y ont participé au fil des années. Il affirme que lui-même, ainsi que le président Michaël, ont été confrontés aux réalités de ce combat.
«La lutte existe depuis longtemps dans ce pays, et plusieurs générations s’y sont engagées», a-t-il souligné, insistant sur l’importance de la mobilisation collective observée ces trois dernières semaines. Selon lui, le rôle du président Michaël dans l’évolution de la situation ne doit pas être sous-estimé. «Cette mobilisation résulte d’une lutte collective. Mais sans le président Michaël, la situation n’aurait peut-être pas évolué de la même manière», a-t-il affirmé.
Frérot l’Homme Noir a rappelé que le président n’est pas un faiseur de miracles et que la résolution des problèmes nécessite une collaboration étroite entre les autorités et la jeunesse. Toutefois, il invite la Gen Z à clarifier son positionnement si elle souhaite s’engager durablement en politique.
«Si vous choisissez de faire de la politique, il faut l’assumer pleinement», a-t-il déclaré, soulignant que le dialogue et la concertation avec le gouvernement restent la meilleure voie pour faire avancer les débats.
S.A




