«Conclave», «team building», …, ce sont les principaux termes qui ont été utilisés pour qualifier la mise à retrait de la nouvelle équipe gouvernementale à Ampefy pendant le week-end dernier. On se demande : Pour quoi faire ? Certains ont même avancé que c’était de l’argent perdu pour rien.
Ce qu’il faut savoir, c’est le fait que le Président de la refondation de la République de Madagascar, Michaël Randrianirina, avait bien souligné lors de la présentation du gouvernement que ce dernier avait des objectifs bien précis et que pour les atteindre, il fallait un véritable esprit d’équipe.
Certes, l’équipe du Premier ministre Mamitiana Rajaonarison est constituée de vrais techniciens. Mais le hic est qu’ils ne se connaissent pas du tout. Il est même sûr que certains d’entre eux ne se sont jamais rencontrés. Ils viennent de tous les horizons et ont suivi des formations différentes.
Ce qui fait que leurs cercles d’amis et de connaissances particuliers peuvent être fondamentalement différents. Dans ces conditions, ils ne se connaissent pas du tout. Or, pour pouvoir bien travailler ensemble, il faut bien se connaître. Ce qui est loin d’être le cas.
Ce déplacement à Ampefy est l’occasion pour les ministres de se connaître. Ils n’auront pas d’autres opportunités pour le faire quand chacun sera plongé dans son domaine particulier. Il est vrai que certains ministres seront amenés à collaborer plus étroitement sur des sujets communs.
Mais ce ne sera pas toujours le cas. Mais le cas échéant, il vaut mieux bien savoir avec qui on va travailler. Dans de telles conditions de travail, la confiance occupe une place très importante. L’absence de confiance entre des collaborateurs est déjà une voie une voie vers l’échec.
Comme l’équipe gouvernementale est appelée à collaborer étroitement, elle doit montrer une cohésion indéfectible. Il va sans dire que le Premier ministre a également profité de cette occasion pour donner des précisions sur les objectifs prioritaires du gouvernement.
Et pour ce faire, il aura forcément apporté des éclaircissements sur la méthode de travail au sein du gouvernement. Cette dernière mise au point est fondamentale dans la mesure où chaque membre ne peut pas se permettre de travailler comme il veut. Un minimum d’identité dans la méthode de travail est requis.
Comme tous ne sont pas encore rompus à la fonction ministérielle,
les échanges avec les «anciens» seraient de nature à apporter une aide considérable aux «nouveaux». Il ne faut pas oublier que Michaël Randrianirina a bien souligné qu’un ministre ne se juge pas seulement sur les résultats qu’il a obtenus.
D’autres facteurs seront tenus compte. Entre autres, le comportement dont chaque ministre fera montre sera également considéré. Autrement dit, chaque ministre sera examiné sous toutes les coutures. Le temps
à venir montrera si la leçon a été bien apprise.
Ranaivo Lala Honoré




