« La jeunesse est l’avenir de la nation », une formule largement reprise dans les discours politiques. Mais pour le professeur Jonah Ratsimbazafy, cette affirmation ne se traduit pas encore dans les faits, notamment en matière de responsabilisation et de valorisation des jeunes, comme il l’a exprimé sur sa page Facebook.
Il souligne que de nombreux jeunes disposent déjà de compétences et d’expériences, notamment dans les domaines du numérique et de l’innovation, mais restent insuffisamment valorisés et peu sollicités. Il regrette également une tendance persistante à privilégier les solutions venues de l’extérieur, alors que des talents locaux sont capables de concevoir et de mettre en œuvre des projets adaptés au contexte national.
Pour le professeur, cet état de fait met en évidence un décalage entre les discours et les actions. Sans confiance ni attribution claire de responsabilités, ces déclarations risquent de rester de simples formules.
Dans ce contexte, il estime que le véritable défi réside dans un changement de vision et de gouvernance, en accordant une place réelle aux jeunes afin qu’ils participent activement au développement. A défaut, l’expression « la jeunesse, avenir de la nation » risque de rester un slogan politique sans véritable impact.
S.A.




